Mercredi 26 juillet 2006

"C'est bon, Abidal m'a passé des feuilles, ça va aller, même si elles sont toutes petites et qu'elles ont une drôle d'odeur (je saurais qu'OCB, c'en est un marque pourrie, de papier).

C'est là que ça c'est gâté. D'abord, on a commencé à bien jouer et ça, ça a déstabilisé Domenech qui ne cessait de répéter que ce n'était pas normal et qu'on allait droit à la catastrophe à ce rythme. Ça a commencé avec un virus qui a fait buggé l'ischio de Vieira, Diarra a dû rentrer, il était encore plus surpris que nous. C'est vrai, on pensait plutôt à Dhorasoo, pour profiter de notre supériorité, mais comme il avait répondu à "comment vas-tu ?" par "bien, merci, et vous, coach ?" il a été puni et privé de finale (la bonne réponse, c'était "yau de poêle", mais sans joker avec appel à un ami, Jean Roucas en l'occurrence, on n'aurait jamais trouvé). On a poussé en vain, à part Henry qui engueulait à chaque fois le passeur pour ne pas savoir exploiter le talent du plus grand attaquant de la Terre et l'autre ailier, pour ne pas profiter de l'attention retenue par toute l'équipe adverse sur leur menace numéro un, deux, trois et septante (oui, Henry parle le belge, car Henry est mondial, Henry est local, Henry est la Francophonie) pour reprendre les ballons perdus, pardon, qui traînent. Bon, quand Toni a marqué, l'arbitre assistant a regardé Buffon qui faisait des grands non (il avait parié aussi sur une séance de tirs au but) avec les mains, il a fait les mêmes sur la faute sur Malouda avant. A chaque fois, l'arbitre lui a donné raison, il s'est dit qu'un joueur qui indique aussi les situations défavorables, il est forcément fair-play. Puis, les deux équipes étant claquées, ça c'est quelque peu retombé, on a juste remarqué que Zidane s'était fait mal à l'épaule, mais il a invoqué l'esprit de Tugboat, le chien de Tyler Hamilton, et ça lui a suffit pour revenir en jeu. Le seul problème, c'est que du coup, il pissait partout, il a senti le cul de Gattuso, il voulait attraper le ballon avec les dents et le ramener au passeur (du coup, Henry lui a fait plein de passes) et il parait qu'il avait la queue qui frétillait. Bref, on se retrouvait en prolongations.

Là, ce fut encore plus dur. Bon, c'est normal, c'est la finale de la Coupe du Monde, pas un 1/16e de Coupe de France contre Colmar, alors on a bien le droit d'en baver un peu sinon ça n'est pas du jeu. Déjà, Ribéry était persuadé qu'il y avait le but en or, Gallas lui a répondu que non, ça n'existait plus, comme le but en argent, mais Ribéry a alors demandé si ça voulait dire que même si on marquait, il y avait tir au but. C'est Boumsong qui s'est chargé de la réponse et là, c'était un mauvais choix de notre part. Il lui a dit (je retranscrit de mémoire) : "tu vois, c'est très simple, prenons un cas où un ensemble équipe lance une occurrence de l'évènement but contre un autre ensemble équipe, on a alors l'instanciation de la situation où la résultante du score (c'est-à-dire la différence du total des buts marqués entre les deux équipes, enfin, les ensembles équipe) détermine un avantage signalant une position préférentielle mais non déterminante, alors seulement, quand la dimension temporelle est intégralement explorée sur le segment réglementaire, on peut en conclure par la fin victorieuse de l'ensemble susdit". Après ça, Ribéry n'a pas osé posé de question, il n'a pas voulu non plus de démonstration par les segments finis et Bolzano-Weierstrass, il a juste cherché du regard quelqu'un qui pourrait lui expliquer plus clairement, on s'était tous planqués, évidemment, et il a demandé à Dhorasoo ce qu'il pensait de ce que Boumsong disait. L'autre, il a levé les yeux de son bouquin (une oeuvre inédite de Raymond Aron, intitulée Jean-Paul Sartre est-il un con ?) et lui a répondu que l'absolue vérité est indicible pour qui ne sait pas s'élever intérieurement au savoir. Résultat, Ribéry, on aurait dit qu'on lui avait inversé les yeux gauche et droite. Et forcément, quand il s'est trouvé en bonne situation, il a cru qu'il ne devait par marquer car sinon, il y avait immédiatement tirs au but alors que sinon, on jouait jusqu'à ce qu'une équipe marque un but, à la seule condition que personne n'en prenne. Bref, il a tiré à côté et a lancé ces explications à Domenech.

Du coup, il est sorti et c'est Trezeguet qui est rentré, Henry a tiré une tronche plus longue que Peter Crouch mais Domenech lui a dit qu'il attire la défense et donc, qu'il aura plus d'espace pour faire parler son talent exceptionnel. Ça l'a rassuré et il a accepté le remplacement, mais ça se voyait qu'il n'arrivait plus à courir car il avait des crampes aux deux jambes et même, en voyant Shakira dans le public, une troisième crampe. Ça c'est sûr, quand on est habitué aux anglaises ... Sagnol a centré, il a crié "tape la baballe, mon grand !" Zidane a repris instantanément du museau mais Buffon l'a arrêté, du coup, Zidane est revenu gémir vers Sagnol la queue entre les jambes mais il l'a rassuré en lui tapotant le dos en répétant que c'était un bon 10, ça. Malgré tout, ça n'a pas empêché l'incident que vous savez. On avait sorti Henry entre temps, il ne voulait pas mais comme il ne tenait plus debout, il ne pouvait pas revenir sur le terrain pour jeter Wiltord, au moins, de ce côté, on était tranquille.

Pendant ce temps, Zidane a commencé à se frotter à la jambe de Materazzi en donnant des coups de langue sur la cuisse, l'Italien, il n'a pas aimé, il lui a dit d'arrêter, si c'était un homme. Là, il y a un éclair qui a traversé la tête de Zidane, il a à nouveau senti son épaule douloureuse et s'est plaint à Domenech qui a repris son chapelet et sa poupée vaudoue tandis que Zidane regardait encore le ciel en répétant "sa mère de pute, cette épaule". Là-dessus, Materazzi lui a demandé si sa mère l'avait appelé Zinedine en écoutant la chanson d'Obispo, Zidane lui a répondu "tu me parles pas de ma mère comme ça, bâtard de ta race de fils de pute !" Materazzi a alors répliqué "et ta soeur, elle a tapé dans ses mains quand Lalanne a improvisé sur l'air de Zorro à 100% Foot ?" Ça, c'était de trop, Zidane a eu un nouvel éclair qui a traversé sa tête, il a baissé la tête, frotté deux fois son pied contre le sol et lui a foncé dessus tête baissée. En fait, pour Tugboat, c'était râpé et comme esprit animal, on n'avait qu'une vachette d'Intervilles en magasin, c'est bêta. En plus, immédiatement, Henry et Domenech ont montré à l'arbitre que c'était Trezeguet qui avait tapé mais Zidane a demandé à l'arbitre de le traire car là, il avait vachement (si j'ose dire) besoin. Dans la mêlée, Makelele a ajouté que ça, comme coup, ça n'était rien et que ça n'avait rien à voir avec une baffe sur l'arrière de la tête, ce qui est bigrement plus douloureux et dangereux. Ça n'a pas marché, on s'est retrouvé à 10 et encore, Wiltord nous faisait signe qu'il était trop crevé pour courir encore.

On s'est retrouvé aux tirs au but, Domenech est venu vers les joueurs et a commencé en nous demandant qui les tirait dans son club, Wiltord et Landreau ont été les seuls à lever la main. Pendant ce temps, Coupet est allé voir Barthez, l'autre lui a demandé qu'est-ce qu'il voulait, Coupet a répondu qu'il ne savait pas mais qu'il avait vu Kahn le faire et qu'il avait trouvé ça vachement classe. Barthez lui a alors demandé d'aller chercher des glouniers à chalarbes aux vestiaires, Coupet est parti en vitesse mais il s'est souvenu que dans les couloirs que ces mots n'existaient pas. En plus, il entendait Zidane qui parlait au néon avec la voix de Charles Pasqua "pardon, seigneur, mais c'était trop tentant, et puis, ça n'est qu'un coup de boule, il doit tendre l'omoplate droite, normalement" mais il y a une voix venue de nulle part répondre "non, don Volvico, ça n'est pas bien, pense aux enfants" et un portable branché sur Orange a surenchéri "ouais, et à mes clients aussi, tête de con, comment je vais leur vendre du saint, maintenant ?! Tu mériterais que je te colle en duo avec Desailly !" Zidane est alors parti chercher un martinet pour se frapper afin de se rependre, tandis que Coupet regardait la scène par le trou de la serrure car ça l'excitait et lui donnait des idées pour madame au retour à la maison.

Domenech avait donc son premier tireur, Wiltord, même s'il avait des crampes aux deux mollets. Trezeguet a dit qu'il voulait bien, mais que c'était très risqué vu que Buffon le connaît par coeur, Henry a alors crié que quand on est un grand, on tire et que lui l'aurait si on ne l'avait pas empêché de jouer la fin de match, Domenech l'a montré en disant "tiens, lui, il a raison" et c'était réglé. Buffon faisait des bonds bras écartés devant les buts, on avait l'impression qu'il faisait cinq mètres d'envergure, personne ne voulait y aller, alors Domenech a réuni les huit restants pour déterminer les autres. Sagnol s'est porté volontaire, il a dit que c'était moins grand, mais qu'en imaginant tout de même que le ballon était la tête de Marcel Desailly, il devrait cogner assez fort pour que ça soit inarrêtable. Domenech a regardé ceux qui restaient, il n'a pas voulu de Barthez car trop fou, de Gallas car il rate toujours l'immanquable dans un match et qu'il ne l'avait pas encore fait, Thuram parce que les miracles, ça ne peut pas arriver à chaque Coupe du Monde et Makelele à cause de mauvais souvenirs de tirs au but contre des Italiens. Restaient Diarra, Abidal et Malouda. Domenech s'est alors rappelé de Eindhoven - Lyon de l'an dernier et a désigné Diarra qui est devenu tout blanc (si, si) et demandait à chacun (il était tellement affolé qu'il me l'a même demandé) de tirer à sa place. Finalement, il a cédé son tour à Abidal contre la promesse de l'achat de quelques hectares de terres agricoles pour créer une exploitation de plante exotique. Après, les tirs au but, vous savez comment ça s'est passé, pas la peine de revenir dessus.

Va fanculo !"

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus