Toute ressemblance avec des personnes ou faits réels n'est pas forcément fortuite

Il était une fois un club de Ligue 1 Opérateur-téléphonique-dont-on-taira-le-nom. Ce club ne possédait pas l'exposition médiatique de ses congénères parisiens et marseillais malgré ses efforts pour être ridicule. Il ne possédait pas non plus le succès du lyonnais malgré de bons résultats. Il n'avait pas non plus l'aura des camarades nantais, bordelais ou stéphanois malgré tous ses titres. Pas de journalistes, pas d'émeutes, pas de spectacle, pas de pelouse, pas d'ardent clair et pas en France, en fait, c'est comme Ajaccio mais en plus chic. Ce club existe et il le mérite. Ailleurs le tumulte médiatique et la passion footballistique ! Vade retro, prolétariat gavé de merguez-frites, saoulé de bière et pauvre comme un esprit de coureur cycliste ! Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Voici le feuilleton de l'AS Monaco.

 

Mardi 21 février 2006 2 21 /02 /Fév /2006 16:32
Dans l'autre capitale de la Bretagne, cette terre qui a vu naître les fleurons du journalisme sportif que sont Charles Biétry et Jean-Paul Olivier, les monégasques se rendent pour essayer de se refaire un moral après avoir été terriblement abattus par l'élimination en Coupe Brioche Pasquier à Colmar. C'est en effet dans un état de désolation mentale, au bord du suicide, de honte d'avoir subi un tel camouflet que les principautaires se sont retrouvés. Il n'y a pas de doute, c'est la crise, les mouchoirs sont de sortie, tous ont conscience de la faute professionnelle et de l'échec cuisant qu'est en train de faire accoucher cette saison. Toute cette tristesse dans leurs rangs est vivissime et ...
Eric : "Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Moi, je vais très bien."
François : "C'est vrai, ça fait mal sur le coup, mais bon, ce n'est pas la peine d'en rajouter, on va perdre d'autres des matches, faut pas s'inquiéter."
 
Bon, d'accord, on ne peut même plus présenter un match de façon dramatique sans être interrompu, OK, je vais faire soft. Donc, Rennes reçoit Monaco pour un match de ventre mou entre Bourillon et Vieri, tout le monde s'en branle, d'ailleurs, les joueurs aussi ne semblent pas particulièrement remontés, tellement ils s'en carrent de ce championnat (qui vaut quand même 600 millions d'euros, au Juste Prix, une telle vitrine, ça fait envie). Ça ira comme ça ?
Eric : "Ça va, pas la peine de prendre la mouche, non plus."
Gnagnagna, j'écris ce que je veux ! A l'arrivée au Stade de la Route de Lorient (et après avoir rejeté la demande de Christian de faire un détour par la rue de la Soif), surprise, un glorieux ancien (de Valence, dans la Drôme) se charge de l'accueil avec un collègue à lui, qui venait de tabasser un marchand de kebab en hurlant qu'il paye pour tous les autres.
 
Olivier S. :            "Oyez, braves gens, anciens camarades !
                                Ce soir, derby de la panade,
                                Nous vous accueillons gracieusement
                                Que les joueurs brillent au firmament !"
Eric : "Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Pourquoi il parle comme ça ?"
Gaël : "C'est depuis qu'on lui a dit qu'il rentrait à Rennes, ça lui a fait un choc."
Guillaume : "À tous les coups, c'est un traumatisme ancien qui lui est remonté dans son inconscient. Parfois, les vieilles souffrances ressurgissent quand on ne s'y attend pas, je l'ai lu dans Vivre sa déprime avec joie, de Jacques Salomé."
Eric : "Ah ouais, en fait, il ne voulait pas rentrer à Rennes parce qu'il a pu juger sur place du niveau réel de l'équipe. Ça se tient."
Gaël : "Puis vous lui dites n'importe quoi, il vous répond comme ça, en plus. Ça doit vraiment être dur, de jouer à Rennes."
Camel : "Pour Toifilou, c'était ça, aussi ?"
Gaël : "Lui non, je pense que c'est d'origine."
Eric : "Hep, Olivier, comment vas-tu ... yau de poêle ?"
Olivier S. :            "Les calembours et les sarcasmes
                                Inévitablement reviennent au galop
                                Quand le poète sort de son marasme
                                Pour répandre sa poésie des mots."
Eric : "Putain, pourquoi ça ne lui était pas arrivé avant, ce truc ? On a loupé de bons moments !"
François : "On peut toujours se rattraper. Alors, tu as trouvé des crêpes, à Rennes ?"
Gaël : "C'est nul, là, quand même."
François : "Désolé, je n'ai pas travaillé ça alors j'improvise en catastrophe."
Olivier S. :            "Ce n'est point pour compter fleurette
                                Que sommes présents pour votre arrivée
                                Moi et mon coéquipier helvète
                                Mais pour vous dire d'aller vous faire ..."
François : "Ça va, ça va, on a compris."
Alexander : "Alors, vous êtes prêts pour ce soir ? En ce moment, nous, ça ne va pas fort, on a un peu un niveau CFA. Vous savez ce que c'est, la CFA ? C'est juste au-dessus de la CFA2, là où il y a Colmar."
Eric : "Je croyais que Colmar, c'était en Alsace."
François : "Mais ... il ne se foutrait pas notre gueule, lui ?"
Alexander : "Non, tu crois ?"
François : "Oh, sur un autre ton, l'émental ! Alors comme ça, je suis un Corse, donc trop fainéant pour réfléchir, on peut s'attaquer, c'est bon, ce n'est pas grave, c'est un sous-homme. Moi, je suis fier de mes racines, de mon pays, de mon peuple."
Alexander : "Eh, c'est parce que je suis Suisse que tu te permets de me parler comme ça ? C'est sûr, je suis brésilien ou italien, je suis une star du foot, là, je ne suis qu'un petit Suisse qu'on peut railler, alors on se prive pas."
François : "Parce que je suis Corse, donc je n'est pas le droit de me moquer d'un autre ? Un Corse n'est juste bon qu'à se taire et subir ? Et bien nom, je refuse, je ne me laisserai pas faire par des exploitants de ce genre !"
Alexander : "Ah oui, Suisse, banquier, mafieux, exploitants, évidemment ! Vous les Français, vous êtes tous les mêmes !"
François : "Mais ... mais ... mais ... il m'a traité de français, là ! Mais tu ne sais pas à qui tu t'attaques, là, Alexander !"
Alexander : "C'est Monsieur Frei, d'abord !"
 
Finalement, les deux excités sont séparés par le bagad de Plouermec, venus là pour faire l'animation d'avant match mais qui a donc eu une véritable utilité, pour une fois. Le match ? Bof, de la Ligue 1 Orange. Finalement, les monégasques se relancent en gagnant 3-1 grâce à un doublé de Christian (qui en a profité pour dire à Marco que son doublé montrait un talent technique supérieur à ce que tous ces buts de bourrin pouvait exposer) et un but d'Olivier V. pour mieux enfoncer des bretons qui se firent fouetter après le match car, s'ils avaient eu leur lot de sueurs et de larmes, il y avait un déficit en sang.
Gérard : "Psst, je peux vous parler ?"
Francesco : "Tiens, vous êtes encore là, vous ?"
Gérard : "Ouais, en fait, j'avais deux-trois trucs à finaliser avant de me barrer en séminaire de repos. Au fait, désolé pour cette défaite, mais là, j'ai un truc urgent à ..."
Francesco : "Défaite ?"
Gérard : "Ben, on vient de perdre, là. Enfin, vous venez de perdre, car ce qui est du ressort du sportif ne me concerne pas dans le domaine de la responsabilité, c'est de votre faute, quoi."
Francesco : "Ben non, on vient de gagner 3-1."
Gérard : "On ne joue en rouge, d'habitude ?"
Francesco : "Comme Rennes joue déjà en rouge, on a joué en blanc, comme à chaque fois."
Gérard : "Ah bon ? Donc on a gagné, en fait ?"
Francesco : "Oui, mais ce truc urgent ?"
Gérard : "Ah oui. Donc, ce qu'il y a, c'est pour la Coupe d'Europe (en fait, c'est Ettori qui m'a rappelé qu'on y était encore, je croyais qu'on avait été éliminés contre Séville mais bon), on peut inscrire les nouveaux joueurs mais en fait, c'est hyper compliqué. Il y a un règlement bourré d'articles plein de mots, j'ai mis une semaine à le comprendre avec des histoires de joueurs qu'on déjà joué avant avec d'autres et des quotas. En fait, j'ai demandé à Pastor de me l'expliquer mais il m'a dit d'en engager le bon nombre pour la forme et de prendre les autres en loucedé comme il fait dans sa boîte, mais à mon avis, ça risque de se voir alors je suis allé voir Ettori mais il n'était pas là. Enfin, j'ai cru qu'il n'était pas là mais on m'a dit après qu'il était là mais que les chaises ne sont pas réglables et que du coup, il est caché par son bureau. Faut dire, qu'est-ce qu'il a besoin d'un bureau, celui-là, ce n'est quand même pas son travail qui le nécessite ? Moi, à chaque fois, je taxe les affaires des autres et ça ne m'empêche pas de bien accomplir ma tâche."
Francesco : "Bon, c'est quoi, le problème ?"
Gérard : "On peut inscrire Dos Santos et Licata sans problème, mais il faut choisir entre Vieri et Di Vaio. Encore que je n'ai regardé si Licata a déjà joué en Coupe d'Europe cette saison, merde, si ça se trouve, le bonhomme qu'on a pas le droit d'inscrire, ça peut être lui et on peut avoir Vieri et Di Vaio. Il faudra que je vérifie. Encore que je ne sais plus si c'est un bonhomme qu’on n’a pas le droit qu'on peut quand même ou un qui fait l'inverse. Vous voyez ?"
Francesco : "Difficilement, mais je vais me démerder."
Gérard : "Moi, je dis ça, mais en fait, j'en sais rien, je n'ai pas pensé à regarder si l'Intertoto, ça compte. Sinon, ça se joue entre Licata (s'il a joué, je vous ai dit que j'ai une recherche à faire là-dessus) et Vieri."
Francesco : "Je verrai ça à tête reposée, ça vaut mieux, mais envoyez moi le règlement. Au fait, c'est pour dans combien de temps, la réponse ?"
Gérard : "Ben, pour le règlement, c'est à dire que je l'ai su par la femme de ménage qui a entendu Ettori et Olivier Rey en discuter à la machine à café, donc je ne peux pas trop vous aider là-dessus mais si vous chercher sur Google, vous devriez trouver. D'ailleurs, je me demande bien ce qu'il faisait là, l'autre, il ne me semble pas qu'on lui ait donné un poste, ce n'est pas son métier. Quoique après tout, journaliste non plus et ça ne l'empêche pas, c'est quand même dingue ces incompétents qui ne réussissent pas et qu'on laisse en place !"
Francesco : "À qui le dites vous ! Donc, la deadline ?"
Gérard : "La tête quoi ?"
Francesco : "La date limite pour ma réponse."
Gérard : "Ah ! En fait, j'en ai besoin assez vite vu qu'il faut envoyer les papiers avant hier minuit (mais ne vous inquiétez pas, je vais plaider le décalage horaire) et que de toute façon, je suis en stage de récupération intensive par l'atravail à partir de dans une semaine mais je tiens à arriver en avance par respect pour eux. Et puis, je représente le club, alors autant faire bonne impression."
Francesco : "Vieri."
Gérard : "Vous êtes sûr ? Vous ne voulez pas demander l'avis d'Ettori ou de Banide ? Vous ne voulez pas sonder les joueurs ? Vous ne voulez pas un pile ou face ?"
Francesco : "Vu ce qu'a fait Di Vaio et ce qu'a fait Vieri ... Enfin, au tableau d'affichage, j'entends, c'est sûr que dans le jeu, il n'y a pas des masses de différences."
Gérard : "C'est votre dernier mot ?"
Francesco : "C'est mon dernier mot, ducon."
Gérard : "Je valide la réponse Di Vaio."
Francesco : "Hé non, j'ai dit Vieri !"
Gérard : "Ah merde, j'ai déjà remplis le bordel avec Di Vaio ! Ah, tiens, non, j'ai mis Vieri. Bon, ben, ça va alors. Faut dire que je suis vachement fort dans les actes manqués de l'inconscient."
Francesco : "Bien. Sinon, votre histoire de recherche que vous alliez faire, c'était du vent ?"
Gérard : "Franchement, si je vous avais dit que je n'ai rien branlé pendant un mois et qu'on vient de me rappeler ça et que je n'avais pas envie de me fader des textes imbittables écrits en polono-turc (en fait, c'est mon ordi, enfin, celui d'Ettori, qui me refuse le site en français de l'UEFA), ç'aurait fait professionnel ? La présentation, c'est capital, à ce niveau."
Francesco : "On va dire que j'ai un sixième sens, alors."
Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 15:54

Pour ce seizième de finale de la Ligue Magnus, le sort a donné à une joyeuse bande d'Alsaciens (donc, de droite) l'honneur de recevoir dans leur propre patinoire l'AS Monaco. Pour cet affrontement avec la bande à Bader, la confiance est encore laissée à certains remplaçants, les titulaires, on les fera jouer quand ça sera sérieux, sur leur valeur, ils sont imbattables. Dès que l'échauffement (façon de parler) s'achève, la reconnaissance du terrain est au centre des préoccupations.

Francesco : "Je viens de parler avec l'arbitre, on joue quand même."

Gaël : "Il faudrait quand même penser à se déplacer avec un huissier, au cas où, ça peut servir."

François : "Comment on peut jouer ?! Le terrain est tout gelé, on ne peut pas courir sans se vautrer !"

Eric : "Moi, je préfère quand c'est gelé. On glisse mieux sur les tacles et l'autre se fait plus mal en tombant. C'est rigolo, quoi."

Gaël : "Peut-être, mais quand on tacle là-dessus, on le sent soi-même, aussi."

Eric : "Petite nature. Il suffit de s'enduire les cuisses d'huile bouillante avant le match, ensuite, tu ne sens plus rien aux jambes. Par contre, le lendemain, tu douilles, ça, c'est sûr."

François : "Et il n'y a personne qui se rebelle ..."

Gaël : "Ben, non, on fait comme d'habitude."

François : "Pas dans le match, je voulais dire, mais contre cet arbitre inique qui veut mettre en cause notre intégrité physique dans le but de nous humilier sur ordre du pouvoir centralisateur intégriste parisien."

Jaroslav : "Bof, moi, ça ne me dérange pas trop, ça me rappellera quand je jouais au hockey, en poussin, jusqu'à il y a cinq ans."

Gaël : "Tu jouais en poussin il y a cinq ans."

Jaroslav : "Ben ouais, mais en République Tchèque, les catégories, c'est fait selon le poids, pas selon l'âge."

Guillaume : "Moi, ce froid, ça me dérange que si on perd à la fin."

Gaël : "Pas mal, je mets ça dans la réserve technique ?"

François : "Ajoute que l'on condamne la violence future contre le représentant de l'Etat colonialiste, mais pas ses auteurs."

Gaël : "Tu comptes l'agresser ?"

Eric : "Dans ce cas, vaudrait mieux que je m'en charge, je m'y connais dans cette affaire."

François : "Non, non. C'est juste au cas où je n'arrive pas à freiner à temps ou que je dérape, au sens premier du terme."

Camel : "Moi, je préviens, avec une telle pelouse, je vais tout faire pour éviter les chocs."

Gaël : "Eviter les chocs, ça compte notre technique pour pas jouer dimanche dernier ?"

Sébastien : "Et moi, normalement, je devrais jouer à Ajaccio ce soir, si je n'y suis pas et que je me blesse ici, ce sera uniquement de votre faute et je vais aller porter plainte."

Eric : "Tu étais censé être transféré à Ajaccio ?"

Sébastien : "Mais non, je vous jure, Lyon, il me voulait."

François : "La Duchère ?"

Gaël : "Non, les barres chocolatées, pour leur pub."

Sébastien : "Mais non, l'OL, ils me voulaient ! J'ai eu Gérard Houllier au téléphone."

Gaël : "Tu es sûr que ce n'était pas Gérald Dahan ?"

Sébastien : "Ben non, il me l'aurait dit."

 

Après un premier tiers-temps équilibré, les monégasques laissent passer leur chance à la fin du deuxième tiers-temps avec un shootout manqué de David. Tout devient incertain avec un troisième tiers-temps où des fumigènes sont grillés par un certain Météo (contre lequel la FFF a porté plainte), les Alsaciens parviennent toutefois à s'adapter efficacement en sifflant Tee for two pour se reconnaître tandis que David est sorti par un Francesco fâché de le voir faire des triples luth, des arabesques et du moonwalk pour imiter Mickael Jackson dans Billie Jean, tout ça au lieu d'appliquer les consignes. Dans le goût de l'audace qui le caractérise, il décide de faire rentrer Gaël à sa place tandis que Marco, lui aussi rentré pour ce troisième tiers-temps, peine à choisir ses souliers, hésitant entre pointes de trappeur d'Alaska ou patins de hockeyeurs moldaves pointures 36 (les autres patins sont déjà prises par les autres joueurs). Et ce qui devait arriver arriva, Colmar l'emporte finalement, acte revendiqué par Bader qui envoie le palet hors de portée de Guillaume.

Francesco (rouge de colère et aussi de froid) : "C'est un scandale ! C'est inadmissible ! Une chose pareille, c'est impardonnable !"

François : "Ouais ! Salaud d'arbitre !"

Francesco : "Hein ?"

François : "Ben, le match devait être annulé, non ?"

Gaël : "Je crois qu'il parlait de nous."

Eric : "Moi, je ne sais pas, je ne parle pas l'italien."

Gaël : "Non, mais là, c'était du français. En tout cas, ça y ressemble."

François : "Bof, les continentaux, ce sont tous les mêmes."

Eric : "On pourrait écouter, peut-être ?"

François : "Pour quoi faire ?"

Gaël : "C'est vrai, il est fini, le match, pas la peine d'avoir d'autres consignes."

Eric : "On aurait dû prendre un thermos de vin chaud, quand même."

Gaël : "Et du matos pour se faire une raclette, aussi."

François : "N'empêche, vous ne pensez pas qu'on n'aurait pas dû jouer ?"

Gaël : "Ben, c'est ce qu'on a fait."

Eric : "Ouh, la vache ! J'ai l'effet de l'huile qui est en train de partir !"

Camel : "On pourrait se dépêcher de partir, avant que les loups n'arrivent ?"

Guillaume : "Il n'y a pas de loup, ici."

Camel : "Ah ouais, ben, prouve le moi !"

Guillaume : "T'en vois, des loups ? Donc, il n'y en a pas."

Camel : "Et toi, tu l'as vu, le ballon ? Et pourtant, il y en avait un. Donc, il peut très bien y avoir des loups et j'aimerais qu'on parte avant que la nuit vienne et qu'ils attaquent."

Eric (hululant) : "Ouhhhh !"

Camel (s'emmitouflant dans son parka) : "Maman !"

François : "Et moi, quand je le fais, on me traite de raciste ! C'est toujours pareil, les Corses, ils sont racistes, forcément, tout ça juste parce qu'on n'aime pas les noirs, les arabes et les français."

Francesco : "Bon, les comiques, ça va ? Vous avez encore des choses à dire ?"

Sébastien : "Oui, moi, je voulais savoir si c'était possible de faire un détour par Lyon pour rentrer, juste trente secondes, je signe un bidule et c'est bon."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 15:54

Après ces péripéties aquatiques, la vie reprend son cours normal. Le mercato finissant, Francesco vient faire un dernier point avec les responsables, enfin, les décideurs. C'est la dernière occasion de s'accorder sur les transferts, il faut en profiter.

Francesco : "Donc, moi, ce que j'aimerais, c'est que Kapo dégage. Apparemment, Manchester United (les pauvres) en veulent bien, il veut aussi donc je pense qu'on pourrait boucler le transfert et faire venir Morrone pour avoir un créateur fiable (parce que Meriem, bon, c'est pas la joie)."

Michel : "Minute, minute ..."

Bolch : "On ne prononce pas ce nom de l'infamie propagandaire hitléro-fasciste en ma présence !"

Francesco : "C'est qui, lui ?"

Gérard : "C'est notre coach."

Francesco : "Hein ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries ?"

Michel : "Vous parlez comme ça, maintenant ?"

Francesco : "Pardon, c'est à force d'être avec les joueurs, ça déteint. Donc, pouvez-vous m'expliquer les qualités de ce coach que vous avez spécialement engagé ?"

Bolch : "Et comment que je suis engagé ! L'engagement dans la lutte des classes, elle est là, ma patrie, dans le rouge est la vérité."

Gérard : "C'est un coach en transition et viabilisation d'alternance. En fait, on a vu que la différence entre vous et Deschamps était trop dure alors on l'a engagé pour tout triturer au mercato et vous donnez un groupe avec lequel vous ne pouvez que réussir et aller vers, comment il dit déjà, un jour d'après avec de la musique."

Bolch : "Des lendemains qui chantent."

Gérard : "Voilà, c'est ça, des lendemains qui chantent."

Francesco : "Et comment on y va, vers ces lendemains joyeux ?"

Michel : "C'est simple comme simple. Il a des théories très réfléchies et dont la réussite a été éprouvée par toute l'humanité, c'est vous dire si c'est du sérieux."

Gérard : "Vous allez voir, c'est balèze. Pour vous dire, c'est tellement intelligent que parfois, je n'explique pas que je comprenne."

Bolch : "Tout d'abord, il convient de s'assurer la présence de camarades sûrs et qui peuvent résister à toute épreuve pour verrouiller l'appareil de la menace des hitléro-traîtres."

Gérard : "Genre, prendre des ritals pour vous au poste qui compte le plus. Comme ça, les autres joueurs, ils sont obligés de les aider et donc ils vous mangent dans la main en reconnaissant le ventre. C'est pas con, hein ?"

Francesco : "Oui, mais ils peuvent aussi se sentir rejetés et les utiliser pour m'affaiblir en les discréditant."

Gérard : "Là, ça devient tordu, mais je lui ai demandé aussi."

Bolch : "La lâcheté de l'ordre hitléro-bourgeois peut en effet provoquer ce genre de réactions, c'est pourquoi il convient d'identifier les opposants et de les éliminer."

Gérard : "Et ça, c'est ce qu'on a fait en Champions League."

Michel : "Mais non, crétin !"

Gérard : "Ah bon ? J'avais compris comme ça, moi. Pourquoi on s'est éliminé de la Champions League, alors ?"

Michel : "Maoulida titulaire, ça te va comme explication ?"

Bolch : "L'élimination physique étant réprimée par le pouvoir judiciaire noyauté par les hitléro-humanistes, il faut utiliser un moyen détourné : la déportation."

Francesco : "D'où le départ d'Evra et d'Adebayor."

Gérard : "Et de Maoulida."

Michel : "Non, lui, c'est juste parce qu'il est nul."

Gérard : "Ah tiens, au fait, tant que j'y pense, on a viré Muslin aussi."

Francesco : "Hein ? Mais il y a une raison ? J'ai besoin de défenseurs, quand même !"

Bolch : "Seuls les coupables ont besoin de défenseurs. Vous sentez-vous coupable de trahison hitléro-lyonnaise, camarade ?"

Francesco : "Hein ? Heu ... non, non, c'est bon, je vous fait confiance. Toutefois, j'aimerais qu'on revienne, avec l'avis de votre consultant si vous le voulez, sur mes desiderata en matière de transferts."

Bolch : "Je vous ai entendu et je vous le dit tout net : niet."

Francesco : "Ah ? Lourder Kapo, vous ne pensez pas que c'est utile ?"

Bolch : "Certes, son patronyme est une insulte aux masses prolétaires qui ont magnifiquement lutté contre l'ignominie de l'oppression hitléro-hitlérienne mais ce n'est pas une raison suffisante pour le chasser, avec un gros travail de rééducation (je l'ai d'ailleurs déjà envoyé dans le camp du docteur Sergueï), on pourra en faire un camarade de bonne volonté."

Francesco : "Et Morrone ? On ne peut pas le prendre à Livourne ?"

Bolch : "On ne dépouille pas le club des travailleurs, hyène hitléro-capitaliste ! Vipère hitléro-lubrique !"

Gérard : "Il est vachement doué, non ? Par contre, il y a des fois, j'entrave que dalle à ce qu'il radine."

Bolch : "Je vous rappelle que vous n'avez que quelque jours pour achever l'épuration des résultantes de la dictature hitléro-deschampesque de sinistre mémoire. Hâtez-vous, quand on le veut, on peut travailler trente heures par jour, le saviez-vous ?"

Michel : "Ça dépend, le travail des secrétaires, ça compte pour soi ?"

Gérard : "Ou alors, si le jour, il fait trente heures, c'est possible. Cela dit, je n'ai pas compris votre consigne, en fait, ce qu'on doit faire, c'est ..."

Bolch : "Eliminez Sorlin, c'est un vendu à la solde de la bourgeoisie hitléro-bretonne !"

Francesco : "Non mais, il me faut des joueurs, quand même !"

Michel : "C'est bon, vous avez Kapo quand il sera revenu de son traitement et un nouveau que notre camarade a trouvé."

Gérard : "Alexandre Licata, qu'il s'appelle. C'était le meilleur joueur du quart de finales de la coupe des équipes réserves de Saône-et-Loire entre Louhans et Cuiseaux. Un tout bon, il paraît."

Francesco : "Vous êtes sûr qu'il est qualifié pour jouer ici ?

Bolch : "En fait, c'est un camarade de lutte que je me devais de récompenser de ses glorieux faits d'armes. Songez qu'il a distribué à dix exemplaires des tracts de soutien au gouvernement cubain à la sortie du thé dansant de l'amicale bouliste de Mâcon !"

Francesco : "N'empêche que si vous trouvez un club qui veut bien de Sorlin après ses dernières prestations, vous êtes très forts. Ou alors, vous avez ferré du pigeon de haute volée."

 

La deuxième proposition fut la bonne, c'est le capitaine qui se dévoue spontanément sur ordre du conseiller spécial (mais vraiment spécial) occulte du président pour communiquer la nouvelle à l'intéressé (qui ne l'était pas forcément au départ).

Gaël : "Olivier, finalement, ils te renvoient à Rennes. J'espère que tu n'es pas trop déçu."

Olivier S. :      "Certes, là-bas, le ciel est toujours trop gris

                         Mais je préfère que ne le soit plus mon esprit"

Gaël : "Ah ? Bon. Alors, avec Rennes, tu es confiant ?"

Olivier S. :      "En rouge et noir, j'exilerai ma peur

                         J'irai plus loin que ces montagnes de douleurs."

Gaël : "Tu es sûr que tu vas bien ?"

Olivier S. :      "Quand les autres rient, la tristesse et le chagrin

                         Sont l'inaltérable monopole de mon quotidien."

Gaël : "Hum. Tu as besoin de repos, j'ai l'impression."

Olivier S. :      "Brisé, chassé, humilié, renié et martyrisé

                         Le seul qui m'accepte, c'est Morphée."

Gaël : "Mouais mouais mouais mouais mouais. Tu as beau dire, ça se voit que tu es au bout du rouleau."

Olivier S. :      "Changer de peau, changer de vent

                         Comme un oiseau, comme un serpent."

Gaël : "Tu devrais passer voir le docteur (ou plutôt un vrai), j'insiste."

Olivier S. :      "Mais si la mort me programme

                         Sur son grand ordinateur

                         Elle aura bien mon âme

                         Mais elle n'aura pas mon coeur."

Gaël : "De quel couleur est le cheval blanc d'Henri IV ?"

Olivier S. :      "Le roi huguenot sur la blancheur immaculée

                         Parade fièrement sur son fidèle destrier."

Gaël : "Tout compte fait, c'est marrant. Combien font deux plus deux ?"

Olivier S. :      "Les moqueries fielleuses des rustres sans coeur

                         Ne me convaincront pas de renoncer à mon bonheur."

Gaël : "Quelle est la capitale de la France ?"

Olivier S. :      "Quand bien même tu sembles passer outre

                         Je te prie d'aller de faire foutre."

Gaël : "Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que j'y aille. Bon courage pour toi, à Rennes."

Olivier S. :      "En rouge et noir, mes luttes mes faiblesses,

                         Je les connais, j'voudrais tellement qu'elles cessent."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 15:53

Ç'aurait pu être le match au sommet du championnat, mais ça ne le sera pas, ne serait-ce qu'à cause du classement du bal des cygnes. Malgré tout, c'est un match important car une toute nouvelle pelouse, cultivée en Afghanistan et approuvée par le Rotterdam Grass Institute, a été installée et doit être inaugurée pour l'occasion. Le ruban est prêt mais, Stéphanie souhaitant faire un nouveau disque, elle a répété dur avec Armande Altaï les superbes textes (La guerre c'est caca, Ouragan 2 et Votez Sarkozy) que lui a écrits Didier Barbelivien. Résultat : des jours de pluie lorsque les mangeurs de quenelles de brochet débarquent.

Michel : "Alors ?"

le jardinier : "Alors ça va pas être possible, regardez, il suffit que je remue un peu avec la pelle pour que le morceau pour que ça se barre. Alors, imaginez pendant un match avec les tacles."

Francesco : "Surtout que Diego est censé jouer."

Bernard : "Bon, je vais prévenir les miens du report ?"

Michel : "Si on ne peut pas, c'est qu'on ne peut pas."

Bernard : "Soit. Hep, machin, tu veux bien aller vite dire aux autres qu'on ne pourra pas jouer."

Gérard : "D'accord, j'y vais, mais en marchant seulement, courir, mon docteur me l'interdit."

Bernard : "Pas grave, ils viennent eux mêmes."

Gérard (aux joueurs lyonnais) : "Alors, voilà, il y a juste un truc, c'est qu'on ne va pas jouer à cause de la pluie."

Grégory : "Chef, oui, chef !"

Gérard : "Bon, ben, on rentre alors."

les lyonnais s'en retournent aux vestiaires, surprenant Sébastien en train de s'enfermer dans le sac de sport de Cris pour aller chez un club qui gagne.

Bernard : "Je t'ai déjà dit non, on a trouvé un joueur qui correspond plus à nos critères qualité."

Sébastien : "Oh non, s'il vous plait, laissez moi repartir avec vous, je veux connaître la joie d'être champion de France, juste une fois, allez !"

Gérard : "On pourrait peut-être ..."

Bernard : "Non. Et dépêche toi de déguerpir avant l'arrivée du patron, je ne suis responsable de rien sinon."

Sébastien : "Mais ce joueur que vous trouvez plus sûr que moi, c'est qui ? Dites le moi, je vous embêterai plus si vous me convainquez."

Grégory (l'attrapant par le col) : "On t'a dit dehors, il me semble."

Bernard : "C'est Patrick Müller."

Sébastien : "Mais qu'est-ce qu'il a que je n'ai pas ? C'est pas juste, je veux aller à Lyon, je veux, je veux, je veux !"

Grégory : "Je le vire, coach ?"

Gérard : "Baah, c'est pas si grave, on ne joue pas et ..."

Bernard : "Dégage le. Et vite, je ne tiens pas à ce que le patron le voie avec nous. Comme qui dirait, ça fait mauvais genre."

Benoît (à Sébastien) : "Entre nous, de copain à copain, c'est pas forcément bien d'aller à Lyon à tout prix comme ça, déjà, ils vont te faire la bite au cirage puis ..."

Sylvain (soudainement) : "BOUH !"

Gérard (s'effondrant) : "Aaaaaargh !"

Sylvain : "Hi hi hi."

Bernard : "Sylvain, on t'a déjà dit d'arrêter de jouer avec comme ça, tu vas finir par le casser."

Sébastien : "Je sais le réparer, laissez moi avec vous et vous allez voir."

Grégory (le ramenant de force vers la porte) : "Ça va pas être possible, on vous a dit, allez, dehors."

Jean-Michel (les surprenant) : "Mais ... mais qu'est-ce que ça veut dire ?!"

Grégory (au garde-à-vous) : "Chef, j'expulsais ce clandestin qui s'était introduit illégalement dans notre vestiaire, chef !"

Jean-Michel : "Un espion, ils nous ont envoyé un espion, les salauds ! Ah mais ils vont voir ce qu'ils vont voir, vous l'éventrez et vous rentrez chacun avec une entrailles fraîche dans la bouche, ça va les calmer, ces connards !"

Bernard : "Excusez moi, majesté, mais ça ne va pas être la peine, explique lui, Gérard."

Jean-Michel (tout rouge, regards dans toute la pièce à la fois) : "Quoi ?! Quoi ?! Quoi ?!"

Gérard : "Le match est reporté à cause de la pluie, mais ce n'est pas de notre faute, on a tout fait, je vous jure et ..."

Jean-Michel (tirant l'oreille de Gérard puis la secouant) : "Et vous les avez laissé faire, bande de cons ! Vous n'êtes qu'une bande d'incapables ! Je vais vous montrer, moi ! Allez, hop, tous en tenue, il va se jouer, ce match, c'est moi qui vous le dis. Je ne me laisse pas faire, moi !"

Sébastien : "Et moi ?"

Grégory (tout bas, à Sébastien) : "Toi, profite qu'il t'a temporairement oublié pour t'enfuir."

 

Jean-Michel se précipite sur le terrain, ivre de colère, rouge et la bave aux lèvres.

Jean-Michel : "Qu'est-ce que c'est que ce complot ? Je vous préviens, j'ai des relations, ça va mal se passer pour vous !"

le jardinier : "Ben, c'est marqué sur le panneau, là : «Attention ! Pelouse fraîche !» Si vous la touchez, elle vous reste dessus, donc on ne peut pas jouer."

Jean-Michel : "Hein ?! Vous n'êtes quand même pas en train de me dire qu'on ne peut pas jouer parce qu'on va bousiller votre car elle est neuve et n'est pas fixée à cause de la pluie ?!"

le jardinier : "Ben, si."

Jean-Michel : "Mais il répond, l'effronté ! C'est de la provocation, ça ne va pas se passer comme ça ! Je vous préviens, je connais des gens influents, vous êtes prévenus que je vous préviens !"

Michel : "Ecoutez, Monsieur Aulas, nous ne sommes pas responsables du mauvais temps et nous regrettons nous aussi de ne pouvoir contenter notre formidable public ..."

le spectateur : "Oh, c'est pas grave, va."

Michel : "Merci."

Jean-Michel : "Vous ne savez pas qu'une pelouse, ça se protège ? Mais vous me prenez pour un imbécile, ma parole !"

le jardinier : "Si, on avait mis une bâche, mais elle partie."

Jean-Michel : "Comment ça, partie ? Elle a activé ses petites jambes et elle est allé fuir pour payer des impôts comme tout un chacun devrait faire (même s'il y en a trop et mal utilisé dans plein de trucs sans intérêts genre aide aux pauvres mais là n'est pas la question) ! Alors, là, attention, votre petit jeu, il ne marche pas avec moi, je vous rappelle que l'article 4 de la loi du 21 octobre 2004 stipule que l'apport de l'Olympique Lyonnais au football français est globalement positif et que toute négation ou toute entrave à sa poursuite sont passibles de haute trahison et d'exécution publique devant l'Hôtel de Ville de Lyon."

Michel : "On s'en fout, c'est une loi française."

Jean-Michel : "Ah ah ! L'accapareur apatride vient d'ôter son masque ! Comme toujours, dès qu'on parle des intérêts de la France, le parti de l'étranger est là, avec sa voix rassurante. Ça ne m'étonne pas, je ne voudrais pas balancer, mais il a été approuvé que Karl Marx était supporter de Saint-Etienne alors votre histoire de bâche qui s'en va, à côté, c'est rien."

Michel : "C'est bon, on en a pris suffisamment, des bâches, cette saison. On peut en laisser partir une, non ?"

le jardinier : "Moi, j'ai rien compris à votre histoire. Mais là, c'est juste qu'à cause du vent, elle est partie la nuit dernière et du coup, la pelouse, elle est mouillée et elle aime pas ça, je ne vais pas vous l'apprendre."

Michel : "Heu, elle s'arrose, quand même, la pelouse, normalement."

le jardinier : "C'est possible. Vous savez, moi, j'ai fait un BTS Hôtellerie et Prostitution de Luxe, donc j'apprends sur le tas. En tout cas, ma belle pelouse, vous n'y touchez pas !"

Jean-Michel (yeux révulsés, la tête faisant des 360) : "Ah ouais ? Ben je vais te montrer comment on la draine la pelouse. (il prend la pelle et creuse un peu partout dans la pelouse) Tiens ! Tiens ! Et tiens ! Ha ha ha ! Ta mère applaudis le PSV Eindhoven en enfer !"

le jardinier : "Non mais vous laissez ma pelouse tranquille ou je vais vous envoyer ma fourche dans le cul !"

Michel : "En plus, vous allez atteindre le parking, à creuser comme ça, alors si vous abîmez ma BM, ça va mal se passer."

Jean-Michel (découvre une enveloppe dans le dernier trou qu'il vient de faire) : "Tiens, qu'est-ce que c'est ? A Luc Sonor ?"

le jardinier (sort le contenu) : "Des billets et une lettre : «Merci pour tout, voici en remerciement, amitiés sincères, Nanard.»"

Jean-Michel (arrache les billets des mains du jardinier) : "C'est à moi ! C'est moi qui l'ai trouvé ! C'est mon argent ! Laissez moi mon argent !"

le jardinier : "Et vous, vous laissez ma pelouse !"

Michel : "En plus, ce sont des billets en francs."

Jean-Michel (s'en va, pointant un index menaçant et tremblant de colère) : "M'en fous ! Puisque vous ne voulez pas jouer ce soir, je vais me venger, je vous préviens, c'est pour vous les conséquences !"

le jardinier : "N'empêche, faudrait un truc pour que la bâche ne parte pas la nuit."

Michel : "Genre, la fixer ?"

le jardinier : "Ouais, puis la mettre avec un peut de hauteur, pour que la pelouse respire."

Michel : "Ah ouais, mais alors, le poids de l'eau, ça pourrait être un problème. Ce qu'il faudrait en fait, c'est une grande bâche de béton qui recouvre tout le stade au-dessus des gradins."

le jardinier : "Oui ! C'est ça, ce qu'il faut !"

Michel : "Je vais me renseigner, je pense qu'avec cette idée, il y a de la thune à se faire."

le téléphone de Michel vibre.

Michel : "Oui ?"

Julien : "Oui monsieur, c'est Sans aucun doute à l'appareil, nous avons reçu de la plainte de Jean-Michel à qui vous avez interdit l'accès à sa pelouse alors qu'il en avait le droit."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Jeudi 26 janvier 2006 4 26 /01 /Jan /2006 16:02

Pour ce match au sommet des équipes qui pourraient être bonnes si elles étaient meilleures, doublé du derby des équipes qui ont du rouge sur leur maillot, la tension est à son comble. En effet, toujours pas victoire en 2006 en championnat pour les uns, nombre de défaites triplé en trois matches pour les autres, autant dire que si l'on était dans une ville de plus d'un million d'habitants sans confluence de fleuve et rivières, ce serait la crise qui menacerait. Là, non, ça va, mais il faut quand même penser à se bouger un jour, on ne sait jamais, ça pourrait se voir. L'équipe monégasque, à la veille de cet affrontement, est retirée dans un hôtel de luxe (pour la région, donc un Formule 1) aux environs de Lens.

le docteur : "Hep, excusez moi, je peux vous parler ?"

Francesco : "Si vous n'avez tué personne, oui, vous pouvez."

le docteur : "Ben, c'est à dire, j'ai comme un problème."

Francesco : "Aïe. Qu'est-ce qu'il se passe, encore ? Rien de grave ?"

le docteur : "Ça dépend. Vous en avez besoin, de vos Italiens ?"

Francesco : "Ben, oui. Vous n'allez quand même pas me dire qu'ils ont une physiologie différente des autres et que vous avez encore merdé ?"

le docteur : "Pas loin, en fait. Ils sont venus me voir pour me réclamer des compléments alimentaires vitaminés, comme quoi ils en prenaient avant les matches, en Italie."

Francesco : "Oui, et vous leur avez donné ?"

le docteur : "Il est là, le problème. Di Vaio, il a voulu des vitamines A, B et R, alors il y a Vieri qui a ajouté qu'il ne manque plus à Di Vaio qu'à prendre des vitamines U, T et I pour qu'il soit parfaitement en forme. Du coup, Di Vaio, il a essayé de comprendre, Vieri lui a expliqué sa blague, alors l'autre, il est devenu tout rouge et il lui a planté une seringue dans les fesses."

Francesco : "Qu'est-ce qu'il y avait dans la seringue ? Rien de gênant pour nous, j'espère."

le docteur : "Non, je ne pense pas. Je m'étais amusé à y mettre de la limonade, je voulais l'injecter dans Javier, pour voir ce que ça faisais, de toute façon, dans l'état dans lequel il est ..."

Francesco : "Et c'est ça, votre problème ?"

le docteur : "Ah non, ça, c'est rien. Après, ils ont gueulé pour avoir leurs vitamines et je leur ai donné des trucs pour qu'ils me lâchent. En plus, j'ai emmené ici la jambe de Gerard que je voulais rafistoler tranquille, alors les duettistes, ils commençaient à sérieusement me saouler."

Francesco : "Quels trucs ? Qu'est-ce que vous avez encore fait comme conneries ?"

le docteur : "Ben, en fait, ce que je leur ai donné, j'en sais rien."

Francesco : "Comment ça ? Vous ne regardez pas les médicaments que vous donnez ?"

le docteur : "Je ne peux pas ! Je ne les ai pas, les noms."

Francesco : "Hein ?"

le docteur : "Ben, tous les médicaments à emporter, ça fait beaucoup. Alors j'ai tout viré des boîtes et tout mis dans un tupperware, ça libère de la place pour voyager."

Francesco : "C'est pour ça que l'aspirine que vous m'avez donné l'autre jour, ça m'a filé la gaule pendant trois heures ?"

le docteur : "C'est possible. Alors, moi, je leur ai filé des trucs aux deux ritals (en plus, ils se sont battus pour les avoir pour chacun seul, fallait voir ça, on aurait dit des tigres, enfin, des chats, des chattons, quoi) mais je ne sais pas ce que je leur ai donné. Si ça se trouve, ça va faire des problèmes."

Gaël : "Ça dépend, vous aviez des trucs interdits dans votre bazar ?"

le docteur : "Oh ben ça, comment je pourrais le savoir ? Il faudrait lire, et surtout comprendre, tous les trucs techniques sur les listes officielles et les notices pliées en 128, c'est écrit dans une langue où j'y comprend rien, enfin, je ne vois pas ce que je pourrais faire."

Francesco : "Tu es dans la chambre ?"

Gaël : "Presque, je suis dans celle d'à-côté, mais j'ai tout entendu."

Guillaume : "C'est sûr que l'insonorisation, c'est pas ce qu'il y a de mieux dans ces hôtels."

Jaroslav : "D'ailleurs, si François pourrait baisser son boucan, je ne serais pas contre."

François : "Les chants corses, du boucan ? Ignare ! Et je veux bien mettre moins fort, mais il faudrait que Diego arrête de ronfler."

Olivier K. siffle.

 

Olivier V. : "Tu vois, quand on siffle, il s'arrête de ronfler."

Eric : "C'est comme pendant le match. Dès qu'il entend de siffler, il arrête de tacler."

André : "Si vous voulez des nouvelles des italiens, ils sont aux toilettes depuis deux heures."

Christian : "D'ailleurs, si vous pouviez m'apporter du papier, j'apprécierai."

Francesco : "Qu'est-ce que vous avez pris, au fait ?"

Marco : "Oune trouc comme oune dlagé avec marqué Fouka dessous."

le docteur : "Ah, ben c'est des dragées Fuka !"

Francesco : "Vous avez cela ? Qu'est-ce que c'est ?"

le docteur : "C'est possible que j'en ai, mais elles doivent être périmées depuis."

Christian : "Non, non, elles font encore de l'effet."

Francesco : "Vous pourrez jouer, quand même ?"

Christian : "Si on peut jouer assis sur une bassine, oui."

Francesco : "Bon, et évidemment, il est trop tard pour appeler un remplaçant."

le docteur : "Moi, j'y suis pour rien. Ce sont eux qui m'ont demandé, ils devraient se mettre au courant à mon sujet avant de venir, quand même !"

 

Serge ouvre très vite le score mais les gens du Nord, qui ont dans le coeur le bleu, la beauté, la joie, la richesse et le bon goût qui manquent à leur décor, s'accrochent et égalisent juste avant la mi-temps (quand il fait froid, toujours prendre son Gillet, ça peut servir). Ensuite, c'est de la Ligue 1 Orange. Ce nul ne fait l'affaire qu'aucune des deux équipes mais après tout, elles ne le font pas exprès, il ne faut pas leur en vouloir. En tout cas, un qui ne regrette pas le déplacement, c'est Guillaume, qui a pu retrouver son ancien club et se faire ovationner par ses anciens supporters tout en brillant contre Lens sur le terrain et pas seulement pour son nouveau gel. C'est bien simple, finalement, c'est lui la meilleure recrue de l'intersaison (d'un autre côté, la concurrence n'est pas tellement reluisante, ceci explique aussi cela) tout en ayant été acheté à son juste prix. La soirée se termine toutefois sur un couac : Manuel, interrogé par ses coéquipiers dans les vestiaires, a estimé que cette équipe lui rappelait celle qu'il a connue plus jeune. Tout le monde a cru qu'il pensait au Monaco de Tigana mais, erreur, en fait, il avait en tête le Montpellier de Pedros - Loko - Ouédec.

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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