Toute ressemblance avec des personnes ou faits réels n'est pas forcément fortuite

Il était une fois un club de Ligue 1 Opérateur-téléphonique-dont-on-taira-le-nom. Ce club ne possédait pas l'exposition médiatique de ses congénères parisiens et marseillais malgré ses efforts pour être ridicule. Il ne possédait pas non plus le succès du lyonnais malgré de bons résultats. Il n'avait pas non plus l'aura des camarades nantais, bordelais ou stéphanois malgré tous ses titres. Pas de journalistes, pas d'émeutes, pas de spectacle, pas de pelouse, pas d'ardent clair et pas en France, en fait, c'est comme Ajaccio mais en plus chic. Ce club existe et il le mérite. Ailleurs le tumulte médiatique et la passion footballistique ! Vade retro, prolétariat gavé de merguez-frites, saoulé de bière et pauvre comme un esprit de coureur cycliste ! Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Voici le feuilleton de l'AS Monaco.

 

Jeudi 9 mars 2006

Battus (pour changer) au match aller, les Monégasques n'ont plus le choix : il faut vaincre et ce, par deux buts d'écart. Dans les faits, c'est beaucoup moins facile qu'à dire ou qu'à claironner, un peu comme passer un premier tour, de Coupe du Monde ou de présidentielle. Quant à l'Equipe de France, elle n'est pas évoquée dans cette pénible introduction (pas de détournements graveleux de cette expression, merci).

François : "Oh, les coloniaux ! Elle est tombée, la liste !"

Sébastien : "Elle aussi, elle est italienne ?"

François : "C'est ça, fait le malin. Mais t'aimerais savoir qui il y a dessus, hein ?"

Camel : "J'y suis, moi ?"

François : "Je préviens, il y a des surprises. Au début, je pensais que c'était celle du rugby, ou à la rigueur les espoirs ou les A' ou les fonds de tiroir, mais non, c'est la vraie sélection."

Camel : "J'y suis ?"

Sébastien : "Bon, ben me fais pas mariner, crache le morceau !"

François : "On n'en a pas, de joueur en sélection de votre nation."

Sébastien : "Fais chier, je vais finir par la louper, la Coupe du Monde ! Qui m'a piqué ma place ? Boumsong ?"

François : "Tu vas rire : Mexès, Abidal et Clerc."

Sébastien : "Qui ?"

François : "François Clerc, le type de Lyon."

Sébastien : "Putain, tout ça parce qu'il est de Lyon. Si ces connards ne m'avaient pas empêchés de partir, j'y serais, dans cette liste."

Camel : "Meuh non, les joueurs qu'il prend, c'est parce que ce sont les meilleurs."

Sébastien : "Mais non, c'est parce qu'ils sont de Lyon. Regarde, Réveillère, Clerc, Abidal, Pedretti, Malouda, c'est juste pour emmerder Aulas."

François : "Pas Pedretti, c'était avant qu'il était appelé."

Sébastien : "Ben justement, il est frais donc ils se sentent obligés de le faire jouer. Je suis sûr qu'il appellerait Cris aussi, s'il le pouvait."

François : "Il appelle déjà Diarra, alors ..."

Camel : "Meuh non, c'est pas vrai, tout ça. Quand on est appelé en Equipe de France, c'est parce qu'on est le meilleur à son poste, c'est tout."

Sébastien : "Qu'est-ce que t'en sais ?"

Camel : "Ben, c'est ce qu'il m'avait dit, quand j'avais été convoqué."

Sébastien : "Tu t'es déjà retrouvé en Equipe de France, toi ? M'en souvenais plus."

Camel : "C'était à la même époque que toi, bourricot."

François : "Et que Pedretti."

Sébastien : "Oui, bon, ça va, j'ai déjà les boules de ne plus y être, n'en rajoute pas."

François : "Au fait, il y a Saha et Dhorasoo, aussi."

Sébastien : "A ton avis, si je me fâche avec l'entraîneur et que je me retrouve en CFA, j'y serai, à la Coupe du Monde."

François : "Fais toi naturaliser Togolais, c'est plus sûr."

Camel : "Pour moi aussi ?"

François : "Ah non, le Togo, c'est pas l'arche de Noë, non plus."

 

Une déception n'allant jamais seule, l'équipe livre une prestation une fois de plus décevante contre Bâle. Après une ouverture du score par Christian (qui a tiré très fort, vu qu'il a été fâché d'être dérangé pour le tirer alors qu'il n'avait pas fini son kebab) sur penalty, donc sans que ne soit le gardien de Bâle masqué (ohé, ohé, on ne sait vraiment plus quoi faire pour caser des jeux de mots pourris). Ensuite, le délitement habituel, une égalisation qui élimine. Pour contrarier jusqu'au bout Francesco, c'est Olivier K., qui n'a pourtant joué que le dernier quart d'heure, qui s'est montré le plus dangereux (dans le bon sens, bien sûr). Après ce nouveau coup dur, les grandes huiles, à savoir le président et son âme damnée, doivent réagir et montrer qui c'est qui est le chef du patron.

Michel : "Bon, là, je suis pas en état d'aller leur parler, sinon je leur arrache la tête. Donc, tu y vas et tu leur dis que ce sont des petits cons, qu'ils me gonflent avec les pitreries, qu'ils se sont encore bien fait battre, qu'il faut enlever la fête et penser à se remuer le popotin sinon je vais à la Turbie et je leur botte le cul. Tu répètes tout ça texto, compris ?! Moi, je vais le dire à la presse."

Gérard : "Oui, président, je vais tout leur dire."

Entrée dans le vestiaire où Sébastien est en train de négocier pour céder son brassard contre un tour de ramassage des plots.

 

Gérard : "Messieurs, j'ai une parole du président à vous transmettre. Il ne peut pas venir lui-même car il ne veut pas vous prendre la tête dans son état de Monaco. Il trouve que vous êtes des polissons, qu'il ronfle dans la prêtrerie, alors comme vous vous êtes bien battus, il faut relever la tête et aller danser sinon il se met une biture et vous invite à une soirée SM. J'espère avoir été assez clair."

Marco : "Quoi dire ?"

Sébastien : "C'est rien, il a dit qu'on pouvait faire comme d'habitude. Par contre, la menace à la fin, c'est pas des masses clair."

Francesco : "De toute façon, ça ne change pas ma vision actuelle. On en bien en ce moment, il faut persévérer, la route est droite, mais la pente est forte."

Sébastien : "Vous trouvez que ça va bien, vous ?"

Francesco : "Pour l'instant, les résultats, c'est pas trop ça, mais la manière est très satisfaisante. Les résultats, d'ailleurs, ne sont pas si dramatiques : si on enlève les trous d'air pendant lesquels on prend des buts, ça fait quelque temps qu'on est invaincu, alors si on continue de bien jouer comme ça et qu'on ne prend plus de buts, on gagne, c'est obligé. Et du coup, troisième place et Coupe de l'UEFA."

Sébastien : "La Coupe de l'UEFA, c'est un poil compromis. Mais pour arrêter de prendre des buts, comment on doit faire ?"

Francesco : "Continuer comme ça, avec plus de concentration, le reste, c'est de la chance. On se relèvera, l'avenir est un long passé et une succession de présents."

Sébastien : "Et puis, ce n'est pas pour vous mettre la pression, mais le président répète à tout le monde qu'il va s'occuper de nous inculquer un enseignement tactique supplémentaire. Ajouté à ça, les supporters qui réclament votre démission, à votre place, je ne miserais pas trop sur l'avenir."

Francesco : "Justement, avec Vieri, je mise sur le passé, ça, c'est novateur. Comme ce n'est pas la rue qui gouverne, je ne crains rien des supporters, mais mon plan paiera, vous verrez. Tout le monde dit que notre avenir est derrière nous, et bien, on fait demi-tour et on l'a devant. Et à nous les succès. Pas con, non ?"

Sébastien : "Impressionnant. Je vais essayer de l'expliquer aux autres, mais ça m'étonnerais qu'ils fassent autre chose que d'hausser les épaules ou de rire bêtement."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Jeudi 9 mars 2006

Encore un derby contre Nice pour nos héros, ils se sont déjà affrontés il y a peu et les Niçois avaient frappés fort en gagnant. Ce match, les vainqueurs l'avaient à coeur et les vaincus l'ont encore dans le cul. Alors, que va-t-il se passer ? Un parfum de revanche flotte sur le stade du Ray, d'autant que Francesco a prévenu : s'ils ne gagnent pas ce match, pour la troisième place, ça va commencer à être difficile et si ça continue, ça va tourner franchement compliqué voire assez ardu s'il n'y a toujours pas d'amélioration. Alors, la mentalité guerrière des soldats prêts à monter au front ?

Sébastien : "Et pourquoi c'est moi qui doit être capitaine ?"

Eric : "Tu es là depuis le plus longtemps, c'est normal."

Sébastien : "Hé, tu as débuté en pro ici avant moi."

Manu : "Notez que je ne dis rien, moi, je ne fais que passer."

Eric : "Oui, mais moi, je suis revenu que cet été. En plus, avant Monaco, je jouais à Nice. Tu avoueras que pour ce soir, ça mauvais genre."

Sébastien : "Et Christian ? Une star comme ça, on doit lui donner des gages, non ?"

Christian : "Oh non, jouer, ça me suffit. Il est bien télévisé, le match ? Des fois que Lippi a Canal Plus sur son bouquet satellite."

Francesco : "Mais pourquoi ça te dérange d'être capitaine ?"

Sébastien : "Ben, capitaine, c'est sympa quand on reçoit le trophée en premier, qu'on serre la main de Maldini avant un match, qu'on signe plein d'autographes et tout. Mais là, devoir aller répondre aux journalistes après une nouvelle défaite, c'est chiant, surtout."

Francesco : "Ce match, il n'est pas perdu, ne partons pas vaincus alors qu'il ne s'est encore rien passé, on doit se battre !"

Eric : "Ouais, faut pas mettre la charrette avant les vieux ! Je prends Koné, vu sa taille, c'est le plus dangereux, on croit qu'il est loin alors qu'il est à côté, donc dès que possible, paf, je lui éclate la tête."

Sébastien : "Jaro ! Il était là avant moi, il est le plus ancien, c'est à lui d'être capitaine !"

Vassilis : "Ah non, il faut quand même qu'on ait un minimum de crédibilité. Surtout contre Nice. Tu veux qu'on fasse peur avec lui à notre tête, ce gringalet coiffé comme Dave ?!"

Jaroslav : "Merci de m'aider, mais ne m'aide pas, s'il te plaît."

Guillaume : "Et à quoi bon, trouver un capitaine ? On est foutu, on va perdre, on va descendre !"

Francesco : "Gus, tu remets tes lacets dans ta chaussure tout de suite ! En plus, tu es ridicule, tu ne peux pas te pendre, tu as pied."

Eric : "Là, le capitaine, il doit intervenir en reprenant le discours de l'entraîneur, normalement."

Sébastien : "Ben tiens, pourquoi tu penses que je ne voulais pas du brassard ?"

Eric : "C'est clair qu'entre les responsabilités et les résultats, ça fait timbrer de Carrie en Snecma."

Guillaume : "On va tous se retrouver en Ligue 2 ! On va jouer à Gueugnon et Istres !"

Francesco : "Gus, tu deviens grotesque, tu n'arriveras pas à t'ouvrir les veines avec ton protège-tibia."

Eric : "Capitaine ?"

Sébastien : "Ben, il n'a pas tort. Maintenant, le seul moyen qu'on s'en sorte dignement, c'est qu'il arrive un miracle, que vienne un sauveur qui va tout rétablir grâce à ses talents."

Camel : "Comme Joséphine ange gardien ?"

Sébastien : "Euh ... en plus costaud, quand même."

Flavio : "Bonjour, je reviens."

Sébastien : "Mouais, je ne l'imaginais pas comme ça, le sauveur suprême."

Eric : "Certes, mais Trenet, dans l'Internationale 7, ne disait-il pas : «Il n'est ni saveur sucre-crême, ni d'oeufs, ni Whiskas, ni Trabant.»"

François : "Mais qu'est-ce que c'est que ces phrases à la con ?"

Eric : "C'est mon livre de citations et d'expressions. Je lit ça avant de dormir, pour me cultiver."

François : "Et alors ?"

Eric : "Ben, je m'endors tout de suite et je me prends le livre sur la tête. En plus, ça laisse pas beaucoup de temps pour apprendre, mais c'est pas grave, je retiens l'essentiel, non ?"

Sébastien : "Ben, c'est à dire que ..."

Eric : "Tu trouves pas que j'ai comme une constance d'untel, l'actuel ?"

Sébastien : "Bof."

Flavio : "Vous avez besoin de moi, à ce que je vois."

Francesco : "Vu que Gus essaye de se noyer dans le bidon d'eau, en effet. Mais tu n'étais pas mort ?"

Flavio : "Moi ? Non, j'étais blessé, le docteur a dit de rester chez moi et de ne rien faire comme effort jusqu'à ce qu'il vienne pour faire un plus grand diagnostic, puis il a oublié. Et bon, maintenant, je m'ennuie et je n'ai plus mal, alors je viens voir comment ça se passe."

Sébastien : "Tu n'as pas regardé nos matches ?"

Flavio : "Ah non, souffrir pendant la convalescence, c'est mauvais, il paraît."

 

Pour qu'il observe un peu ce que vaut l'équipe, Flavio est laissé sur le banc. Même si cette titularisation le réjouit un temps, Guillaume voit vite le naturel lui revenir dessus, il décide de se tuer en se jetant dans les pieds du premier attaquant adverse qui passe. Bon, là, c'était Bakary, alors ça lui a juste fait quelques bleus et un penalty. Ensuite, ben, rien. Un deuxième but en fin de match et Nice remporte encore un succès contre un Monaco qui regagne les vestiaires abattu, plus ou moins, surtout moins, mais quand même un peu, si, si, là, au fond, sur la droite.

Guillaume : "Et voilà, qu'est-ce que je disais !"

Flavio : "Il va falloir que je repasse voir le docteur, j'ai encore une douleur et en plus, avec les JO, j'ai de quoi m'occuper."

Francesco : "Où as-tu mal ?"

Flavio : "Euh ... un peu partout mais surtout là où ça dure longtemps pour la convalescence."

Francesco : "Bon, c'est pas grave, ça se complique pour la troisième place, mais on peut se reprendre et finir européen, en gagnant la Coupe de l'UEFA, par exemple. Maintenant que Flavio est revenu, tout est possible, on sera champions grâce à lui !"

Flavio : "Euh ... mollo, quand même. Moi, je promets juste un maintien et éventuellement, un match contre Bâle qui ... euh ... qui aura lieu."

Marco : "Pas inquiétoude. Si passes arriver, moi boute et Monaco Coupe."

Eric (à Sébastien) : "Qu'est-ce qu'il a dit ?"

Sébastien (à Eric) : "Qu'on n'a pas à s'inquiéter, si on lui fait des bonnes passes, il va marquer des buts et on va gagner la cupe."

Marco : "Pas coupe, coupe ! Vous parler fracese, no ?"

Eric : "Euh ... si tu veux."

Christian : "Tss, sait même pas parler la langue, comment tu veux qu'il comprenne comment on joue ?"

Sébastien : "S'il n'y a que ça, moi non plus, je ne comprends pas ce que fait le coach depuis deux mois."

Camel : "Chut, il va t'entendre."

Francesco : "J'ai entendu et je suis heureux. Si même mes joueurs ne peuvent connaître ma stratégie, ça veut dire : pas d'espionnage fiable, surprise totale pour nos adversaires même si on leur vend des joueurs, et donc, troisième place."

Sébastien : "Ah ? Ben, tant mieux, alors."

Camel : "Et qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?"

Sébastien : "Ben, on rentre à la maison, on mate un bon film et dodo. C'te question !"

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mardi 21 février 2006

Dans sa chambre d'hôtel de Bâle (trou perdu de Suisse), Camel dort paisiblement, son doudou à la main. Quand soudain, il croit entendre Tubular bells et se réveille en sursaut.

Flavio : "Bonjour, Camel."

Camel : "Ah, Flavio, mais tu n'es pas mort, alors ?"

Flavio : "Parce que des vivants qui flottent au-dessus du sol, tu en as déjà vu ?"

Camel : "Ah tiens, oui, c'est vrai, je n'avais pas remarqué."

Flavio (voix caverneuse avec de l'écho) : "Tu dois me venger, Camel, tuer ceux qui m'ont assassinés !"

Camel : "C'était pas un suicide ?"

Flavio (voix normale) : "Mais tu es con ou quoi ?! Un suicide par décapitation et la tête envoyée au siège du club par Colissimo, ça te semblait crédible ?"

Camel : "Ben, c'est ce qu'on m'avait dit, alors j'y ai cru. Au fait, comment ça se fait que je te vois, si tu es mort."

Flavio : "Mais qu'est-ce que j'en sais, moi ?! Tu crois que j'ai choisi à qui j'allais apparaître ! J'ai rien demandé, moi, je fais comme je peux !"

Camel : "Alors je suis un Elu, je peux voir des morts !"

Flavio : "Ça dépend, sur le terrain, tu vois ton équipe."

Camel : "Ben, oui."

Flavio : "Cherche pas, alors, ça doit être ça, tu peux voir des morts. Cela dit, comme appel à un ami à Qui veut gagner des millions, ça doit être pratique. Bon, c'est pas qu'il est tard, mais je m'emmerde, je vais faire peur dans deux-trois maisons isolées alors il faut que je te laisse, tchao."

Camel : "Ça c'est dingue, quand même. Mais personne va me croire, il est là, le problème."

Lui : "Bonjour, Camel."

Camel : "C'est qui ?"

Lui : "Comment, c'est qui ? Je suis le prophète, tête de noeud."

Camel : "Je peux prendre une photo ? Parce que sinon, personne va me croire."

Lui : "Pas d'image de moi, fils de chien !"

Camel : "Eh, mon appareil ! Bon, pourquoi vous venez ?"

Lui : "Tu dois revenir en Equipe de France, tu dois sortir de ta retraite internationale."

Camel : "Mais je n'ai pas arrêté. Vous êtes sûr que vous ne confondez pas avec Zidane ?"

Lui : "Non, pour lui, je me suis fait griller par qui tu sais. Du coup, comme dirait l'autre, je racle les fonds de tiroir."

Camel : "Moi, je veux bien revenir, mais ça ne dépend pas de moi. Vous pouvez pas faire un petit quelque chose ?"

Lui : "Non mais eh oh, et puis quoi encore ? Je suis un prophète, moi, pas Gérard Majax ! Je peux faire des petits trucs mais changer le plomb en or, ça non, je ne peux pas. Enfin, si, je peux quand même, mais c'est une question de principes."

Camel : "Ah ? Et qu'est-ce que vous pouvez faire, que vous voulez bien ?"

Lui : "L'élimination du Danemark de la Coupe du Monde, tu crois que c'est grâce à qui ? Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai du boulot, à plus !"

Camel : "Ça, c'est incroyable, quand même, tous les gens que je peux voir."

Darry : "B... B... Bonjour p... p... petit ca... canaillou."

Camel : "Oh, Lionel Jospin !"

Darry : "M... M... Mais n... non, je s... suis Da..."

Camel : "Daniel Balavoine ?"

Darry : "N... non, Dar... Dar..."

Camel : "D'Artagnan ? Darty ?"

 

Darry : "N... Non, mer..."

 

Camel : "Mère Thérésa ?"

Darry : "Oh et p... puis, fl... flûte !"

Camel : "Ben non, partez pas ! Crotte, j'aimerais bien voir encore un mort, avant de dormir."

Charles (chantant) : "Y a d'la joie, bonjour, bonjour les hir..."

Camel : "Oh non, pas lui, dodo."

 

Premier incident avant le match, Marco, qui n'avait pas compris les explications que lui avait faites Gérard, s'est présenté dans le vestiaire en pensant qu'il allait jouer et est expulsé par le service d'ordre vu qu'il n'avait pas son accréditation. De plus, Christian l'a dénoncé en tant que Turc, ce qui a ajouté une fouille au corps poussée ainsi qu'une Grichting. Pendant ce temps, les joueurs croient être rassurés quand Francesco leur dit craindre Degen (même s'ils s'étonnent de ce vocable si peu classique) et ce n'est pas en ajoutant que Sterjoski peut apporter le danger qu'il va créer de la vigilance. Du coup, c'est un match qui s'effiloche comme d'habitude, les Suisses l'emportent 1-0 et prennent une option pour affronter Strasbourg en huitième tandis que Gaël est sorti après vingt minutes à cause d'une douleur au pubis (il aurait déclaré à sa sortie : "Ça me pète les couilles de jouer pour une telle équipe !") et que Eduardo montre son désir de  revenir en France en entonnant devant la caméra, un bouquet de pelouse à la main : "je t'aime le lundi, je t'aime le mardi ..." . Dans le vestiaire, l'ambiance est morose mais pas trop.

Christian : "C'est rien un but, ça se remonte."

Sébastien : "Marchera pas."

Francesco : "Mais si, mais si. J'ai vu de la qualité, du bon jeu qu'on a produit, beaucoup d'espoirs pour le match retour et pour la troisième place en championnat."

Lucas (en aparté) : "Des fois, je me demande s'il ne profite pas qu'on soit sur le terrain pour regarder en douce les matches de la Bundesliga."

Vassilis (en aparté aussi) : "Quand il parle de la troisième place, il parle de la deuxième moitié de tableau, ce n'est pas possible autrement."

Francesco : "On va gagner, on va passer et on va aller en Ligue des Champions, vous allez voir, c'est possible, on peut."

Eduardo (entre dans le vestiaire, son bouquet d'herbe toujours en main) : "Je t'aime le lundi, je t'aime le mardi, je t'aime ..."

Lucas : "Te fatigue pas, il n'est pas diffusé en France, le match."

Sébastien : "Oh ben ça va, ça ne s'est pas vu, ce qu'on a fait, alors."

Vassilis : "Ils passent un match quand même, ce soir ?"

Lucas : "Bolton-OM, sur M6."

Vassilis : "Il y a des gens qui regardent, à part les marseillais ?"

Lucas : "Ben oui, comme pour Plus belle la vie."

Sébastien : "Bolton, quand même, c'est un peu un mouroir à vieilles stars, non ?"

Lucas : "Oh non, il y a de vrais joueurs aussi."

Sébastien : "Okocha, il est bien là-bas ?"

Vassilis : "Il y a des gens que ça intéresse encore, Okocha ? Quand même, un vieux danseur de cabaret qui ne fait plus que péniblement des grigris au milieu de terrain qui le font reculer de trois mètres, il faut ne rien connaître au foot pour aimer ça. Je suis sûr que ses fans ne savent même pas si Di Vaio est gaucher ou droitier."

Lucas : "Remarque, il en faut pour tous les goûts."

Francesco : "Ecoutez moi, s'il vous plait, je suis convaincu qu'on peut aller loin ensemble."

Sébastien : "La Géorgie en Intertoto ?"

Francesco : "Mais non, se qualifier, on va le faire."

Lucas : "Nous, on préfère s'intéresser aux bonnes équipes, c'est au choix."

Sébastien : "Pas bête, je crois que je vais faire pareil pour le championnat, je vais m'abonner à Gerland (et un jour, en douce, j'incorporerai l'équipe)."

Francesco : "On va la gagner, la Coupe de l'UEFA. Et on sera troisième. Et on va tous les niquer, on sera les meilleurs, on dirigera le monde, l'univers tremblera devant nous, les montagnes frissonneront à l'évocation de nos épopées, on jouera la coupe intergalactique contre le Penarol Alpha du Centaure, les rivières s'assècheront à l'heure de nos matches, les oiseaux formeront des parasols géants pour nous abriter, rien que nous, les comètes tomberont sur Lyon, anéantissant toute cette ville, le vent empotera nos tirs dans les buts adverses et le périphérique nord sera fermé à la circulation. J'y crois, un jour viendra, où ça se passera."

 

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mardi 21 février 2006

Francesco : "Vous m'avez convoqué, je suis là. Si c'est pour que je démissionne, je vous dis tout de suite que j'accepte à condition que ce soit vous qui mettiez fin au contrat pour me dédommager de m'être compromis dans ce club. Maintenant, j'assume, vous m'avez, je meurs comme un prince."

Gérard : "Hein ? Ha, mais non, ça n'a rien à voir, vous rester ici pour trois ans encore."

Francesco : "Oh non !"

Gérard : "Ben si, il faut bien terminer le travail jusqu'au bout. Par contre, le président, il a vu les résultats de cette saison et il n'est pas très content."

Francesco : "Il n'est pas le seul."

Gérard : "En plus, comme je lui ai dit que tout était de votre faute, il s'est fâché tout rouge (déjà qu'il est tout rouge d'habitude, alors là, je ne vous dis pas) et il a décidé de me forcer à travailler pour trouver une solution aux problèmes mentaux de l'effectif."

Francesco : "Certes, mais en quoi ça me concerne ?"

Gérard : "Ben, il a aussi décidé de vous maintenir ici tant que ça ne s'améliore pas, et que tant que ça va mal, je suis obligé d'être plus actif dans la gestion du club."

Francesco : "Et si vous êtes plus présent, c'est censé améliorer notre situation ?"

Gérard : "En tout cas, c'est ce qu'il veut. Après, moi, je fais tout mon possible pour que ça se voit que je travaille."

Francesco : "Je ne vois toujours pas le rapport avec moi."

Gérard : "Eh bien, je me suis dit, comme on a de bons joueurs, si on joue mal, c'est l'entraîneur, ou le mental. Bon, l'entraîneur, je n'y peux rien, alors je vais changer leur mental."

Francesco : "Vous savez faire ça, vous ?"

Gérard : "Non, mais justement, j'ai cherché des gens qui savent faire. Alors, j'ai appelé les renseignements et ils m'ont donné le numéro d'un spécialiste de la remotivation de groupes en crise, regardez sa carte."

Francesco : "Coach Bernard, remotivation, houspillage et secouage de cocotier en toute circonstance : sport, couple, gouvernement, cadres bourgeois de merde, amicale bouliste. Attention, efficacité des résultats et pertinence des consignes non garanties."

Gérard : "Voilà, et il vient voir l'effectif demain."

Francesco : "Il vient demain ?! Et moi, qu'est-ce que je fait, alors ?!"

Gérard : "Oh, ben, vous vous débrouillez, c'est pas mon problème, ça."

Francesco : "Et vous le payez combien, votre bonhomme ?"

Gérard : "Ah bon, il faut le payer ? Ah ben non, alors, ce n'est pas possible, ça ! Tant pis, il faudra se débrouiller sans."

Francesco : "Fort bien."

Gérard : "Voilà ce que je vais faire : je vais tout chercher sur Google comment il fait, je vous le donne dès demain, non, pas demain, il faudrait que je travaille aujourd'hui,  disons samedi juste avant le match, d'ici là, j'aurai trouvé un stagiaire en CPE pour le faire, et vous faites comme lui il fait."

Francesco : "Et si je ne veux pas changer mes méthodes ?"

Gérard : "Je vais tout répéter au président et vous allez vous retrouver prêté à Martigues ou Ajaccio parce que vous avez pas le droit de pas faire comme je dis, c'est lui qui m'a dit que c'était ça."

 

Et avant le match, c'est un Francesco bougon qui doit faire sa causerie en lisant mécaniquement un morceau de papier, sous la surveillance de Gérard, exceptionnellement présent à celle-ci.

Francesco (ton monocorde et enjoué à la Roger Gicquel) : "Qu'est-ce que c'est que cet engagement de merde ? Vous ne faites rien, c'est nul, vous n'êtes que des pipes. Vous n'avez rien dans le slip, bande de flipettes, mettez leur donc un bon coup dans les regroupements à ces porcs d'anglais, ce n'est pas du jeu, ça, c'est un comportement d'enfants pourris gâtés de petits cons de merde. (ton et diction normaux) Bon, ça, c'est fait."

Gaël : "Euh, justement, c'était quoi ça ?"

Francesco : "Une formalité d'usage. (regard à Gérard) Maintenant qu'elle est effectuée, on va pouvoir être tranquille, peut-être."

Gérard : "Ça va, j'ai compris. Bon match contre les bourrins de Troyes, quand même."

Eric : "Vous ne pouvez pas la refaire, votre formalité, mais en mettant le ton, cette fois ?"

Francesco : "Non, maintenant, c'est du sérieux, il faut que l'on batte Troyes, et ce n'est pas gagné d'avance ..."

Sébastien : "Je croyais que c'était sérieux, maintenant."

Eric : "Non, mais désolé d'insister, mais je suis sûr qu'avec votre accent et un petit ajout de votre part, votre formalité peut produire un effet. Peut-être le rire, mais un effet quand même."

Gaël : "Bof, c'est quand même du formaté, de la soupe, je ne vois pas grand chose."

Lucas : "Moi, je pense qu'avec du travail, ça peut être convaincant, pour moi, c'est oui."

Gaël : "On vote ?"

Francesco : "Ça ne vous dérange pas trop, si je parle un peu du match ?"

Eric : "On ne peut pas passer directement aux questions, parce que la parlotte, c'est lassant, quand même."

Lucas : "Forcément, si vous ne croyez pas en lui, ça ne donne rien. Même si on est d'accord, pour l'instant, il n'a pas le niveau, mais en prenant des cours ..."

Francesco : "Bon, les questions d'abord, OK, mais seulement à propos du match."

Eric : "Il est encore sous contrat avec nous, Grax ?"

Francesco : "Pas de rapport avec le match, je ne réponds pas."

Eric : "Ben si, s'il n'est plus à notre charge, j'ai le droit de casser, d'habitude."

Gaël : "Troyes, si on perd contre eux, ils ne nous doublent pas, donc on peut ?"

Francesco : "Non, l'objectif reste la troisième place, on peut y arriver, j'y crois, tout est possible, tout est réalisable, c'est le jeu de la vie."

Christian : "C'est lequel, le meilleur buteur de l'équipe ?"

Francesco : "Michalak. Non mais, je vous dit questions en rapport avec le match, vous comprenez quand je parle, quand même ?"

Sébastien : "Bof."

Christian : "Mais elle était utile, ma question, puisque c'est au meilleur de tirer les pénos."

Marco : "Me, tirer penalty. Toi, pas capable courir deux mètres élanne pour tirer."

Christian : "Tu comptes doubler ton compteur ?"

Marco : "Tu pas parler bucca pleine, mauvais polite ! Gros plein de soupe !"

Christian : "Ben je veux bien te le laisser, tes putains de penalty, mais tu critiques pas le physique !"

Marco : "Tenu !"

Francesco : "Et moi, je peux encore en placer une ?"

Camel : "Moi, j'ai une question : est-ce que c'est vrai que Roma revient d'ici une semaine ?"

Francesco : "Roma ? Mais il est mort !"

Camel : "Meuh non, je l'ai vu la nuit dernière."

Gaël : "Tu as rêvé, à tout les coups. Ça a été médicalement prouvé, qu'il était mort."

Francesco : "D'un autre côté, c'est le nôtre, de docteur, qui a confirmé le décès, donc il ne faut pas trop tirer de conclusions là-dessus."

Gaël : "Même ! S'il est vivant, qu'est-ce qu'il irait foutre chez l'autre la nuit dernière."

Camel : "Ben, m'annoncer qu'il va revenir dans l'équipe."

Gaël : "Et tu as souvent vu ça, un type qui vient en pleine nuit chez un autre pour lui dire qu'il n'est plus blessé ?"

Sébastien : "Ah ça, qu'il n'est plus blessé, on le sait : il est mort."

Camel : "Mais non, ce n'est pas vrai ! C'est pas vrai ! C'est pas vrai ! C'est pas vrai !"

 

Dans ce match (car il y en avait quand même), les monégasques dominent laborieusement mais finissent par ouvrir le score par Christian d'une exceptionnelle reprise à deux mètres des buts vides. Tout heureux de montrer à tout le monde qu'il n'est pas encore cramé, il se déchaîne en deuxième mi-temps en faisant une pique de vitesse (5 km/h) pour obtenir un penalty à la suite d'une chute enregistrée sur le sismographe de Besançon à 2.5 sur l'échelle de Jardiland. Magnanime (et parce qu'il doit récupérer de l'effort en profitant pour aller cracher ses poumons derrière les panneaux publicitaires pendant que l'attention de tous est ailleurs), il laisse à Marco le soin de rater le penalty. Finalement, ça fera 1-1 contre une équipe vaincue à 9 contre 11 à l'aller. Conclusions de Gérard : 9 monégasques valent mieux que 11 monégasques, donc il faut commencer les matches à 9, en plus, ça fait des économies.

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mardi 21 février 2006
Camp retranché dans l'arrière-pays niçois, dans une salle de musculation du village spirituel où il s'est retiré au milieu des statues de Jésus avec un sabre laser et de Marie avec une mitraillette, un ancien guerrier reconnu reçoit la visite d'un chauve en survêt.
José : "Qu'est-ce que vous me voulez, coach ?"
Frédéric : "J'ai besoin de toi, on a une bataille à livrer et il me faut les meilleurs, les plus forts, les plus costauds."
José : "Coach, je me suis retiré dans les établissements du Mandarom, j'ai trouvé ma voie, le football n'est plus ma vie."
Frédéric : "J'ai besoin de toi. Ce n'est pas avec Sammy Traoré qu'on va gagner ce match, il me faut un balèze, quelqu'un qui vaincra l'ennemi à la seule peur qu'il leur donnera en les fixant dans les yeux, quelqu'un comme toi (d'ailleurs, si tu pouvais arrêter de me regarder, tu me fiches les jetons)."
José : "Non, coach, ce n'est pas ma guerre. Je ne suis plus un belliqueux, je suis un apôtre de la paix terrestre en totale harmonie psychique avec le monde spirituel grâce à la philosophie Krishnou."
Frédéric : "On est à deux matches de la Coupe d'Europe, on peut donner une victoire d'importance au club, à ce blason pour lequel tu as donné ta carrière. Et tes copains ? Tu ne vas pas les laisser là."
José : "Ils sont forts, j'ai confiance en eux. Je refuse de redescendre de l'arène."
Frédéric : "C'est contre Monaco, les gros vilains défiscalisés pas beaux et qui n'ont pas de public. Ils peuvent nous humilier et gagner encore tout plein de pognon. Merde, tu es un homme d'honneur, tu ne dois pas les laisser nous piller !"
José : "La colère, c'est pas bien, coach. Seule la paix et la non-violence permettent de conduire le monde au bien. Comme Gandhi, coach, c'est comme ça que vous pouvez les battre. Moi, je suis au-dessus, tout ça ne me concerne plus."
Frédéric : "Enfin, je te dis que c'est un combat de la première importance, nous avons besoin de toi."
José : "Important comment ?"
Frédéric : "Grégorini ne joue pas."
José : "Ah oui quand même !"
Frédéric : "Alors ?"
José : "Non, coach, je refuse."
Frédéric : "Les méchants monégasques, José, ils ont dit que t'avais une petite bite et que tu étais un gros payday."
José : "Quoi ? Ils ont dit ça ? Oh putain, ça va chier ! Je vais leur péter les gueules à tous ces connards ! Ils vont l'avoir, leur putain de guerre !"
Frédéric : "Et la non-violence ?"
José : "Beuar ! C'est pour les mauviettes ! Je vais leur montrer, à ces fumiers !"
Frédéric : "Enfin je te retrouve ! Voilà le José que j'admirais, voilà celui dont j'ai besoin !"
José : "Par contre, il faut passer par l'ostéopathe, c'est à cause de mon arthrose. Il faut que j'aille faire huiler ma prothèse de la hanche, aussi. Mais c'est promis, après, j'enregistre les Chiffres et les Lettres, je vais donner le chat à garder et je viens."
Frédéric : "Euh, t'es sûr d'être prêt physiquement ?"
José : "Non mais dis donc, petit con, tu vas apprendre à respecter les anciens, garnement ?! Je vais te tirer les oreilles, moi, chenapan ! Tiens, apporte moi le pled et les cachous, j'ai froid aux jambes et besoin de me rafraîchir le dentier."
Frédéric : "En fait, pour le match, ça ne va pas être trop possible, j'ai Rool maintenant."
 
Arrive le grand soir à Louis II, celui qui décidera quelle équipe ira vivre une soirée de folie sur France 2 au Stade de France devant deux millions de téléspectateurs dont les deux tiers de fan déçus de Patrick Sébastien attendant en vain l'arrivée à l'antenne de leur protégé et quelle équipe n'aura vraiment rien d'ici fin mai.
Francesco : "Alors, ce match, c'est plus qu'une demi-finale, c'est le derby. J'ai parfaitement compris ce que ça représente ici, je pense que vous aussi."
Christian : "Mouais, par à rapport à Milan AC - Inter, ce n'est pas des masses impressionnants."
Marco : "J'ai vou, le stade, il est plein, grosse ambiance, beaucoup soupportors."
Gaël : "Rêvez pas, ce ne sont pas les nôtres."
Marco : "Ici maison, non ?"
Lucas : "Ici maison, mais ce soir, squatteurs qui viennent, qui bouffent tout dans le frigo, qui mettent leurs pieds sur la table, qui rôtent, qui pêtent et qui baisent ta femme si on ne les retient pas."
Marco : "Quoi ma femme ? Quoi t'as dit, ma femme ?!"
Gaël : "Du calme, j'ai une image, une métaphore, un bidule stylistique."
Eric : "Coach, coach, pourquoi je ne joue pas ? C'est un match pour moi, ça, normalement."
Francesco : "Non, non, je sais quel est le jeu de l'adversaire, il faut des techniciens pour contrer leurs tripoteurs. Pas de boucheries ce soir. Donc, Diego remplaçant et toi, en tribune."
Sébastien : "Tant qu'on a un milieu athlétique offensivement pour rivaliser, ça va."
Jaroslav : "On avait dit : pas de blague sur le physique."
Camel : "Exactement, déjà les autres, ils vont nous faire mal, alors ça suffit."
Jaroslav : "Ça va, on n'est pas anéanti par cette vanne, non plus."
Camel : "Parle pour toi. Non, pas d'accord, quand on détruit mentalement quelqu'un, on ne peut pas s'en sortir par un simple «désolé, pas fait exprès»."
Marco : "Quoi milieu offensif ?"
Sébastien : "Non, rien, c'était juste une vanne."
Marco : "Moi camion ? Tou veux baffe ?"
Gaël : "Du calme, c'est une image, un symbole, une anacoluthe, une antonomase, un truc comme ça."
Christian : "Moi, j'ai tout compris (enfin, je dis juste ça, comme ça, en passant)."
 
Mais un match, il faut le gagner sur le terrain, et c'est bien ça le problème. Surpris par la présence d'un gardien de but dans les cages adverses, caractéristique non vue à la vidéo sur les matches de championnat, a surpris Marco qui échoue deux fois face à lui. Quant à Christian, il frappe une superbe reprise de volée tout en se recoiffant, en faisant un clin d'oeil à une admiratrice et en terminant son Paris-Brest, hélas, une barre transversale qui passait par là repousse ce tir mais Christian expliquera à ses coéquipiers que c'est fait exprès, c'est pour leur montrer qu'il peut marquer tout le temps, que c'est de la guerre psychologique. En fin de match, les jokers entrent : deux niçois dignes du méchant de Batman et Javier, ressemblant davantage au jus de fruit par la consistance de son jeu. Et ce qui devait arriver arriva, le but niçois en toute fin de match tandis que Javier se foule un poignet en étranglant l'arbitre assistant avant de se briser le bras en faisant un bras d'honneur à l'arbitre. La joie dans le vestiaire niçois (même si Cyril a explosé la cage thoracique de Marama en le serrant dans ses bras) contraste avec la soupe à la grimace en face.
Eric : "Fallait que je joue, je l'avais dit."
Gaël : "Puisqu'on te dit que le coach a tout compris de Nice."
Francesco : "J'y peux rien si j'ai confondu avec Rennes. Faut dire, elles se ressemblent toutes, ces équipes."
Sébastien : "Non, puis faire rentrer Javier ce soir, c'est une bonne idée, ça permet au nabot d'en face de pagayer avec son tibia arraché par l'autre bourrin."
Camel : "Mais c'est vrai, en plus ! Bande d'enfoirés, ils ont cassé Javier !"
Francesco : "Je fais jouer ceux dont je dispose."
Christian : "N'empêche que l'équipe aurait suivi mon exemple, on en serait aux prolongations et le gardien adverse ne serait pas en confiance pour la suite."
Gaël : "Si on a pris le but, c'était psychologique aussi, pour leur faire croire qu'ils gagneraient. Je dis ça, si j'ai tout compris à ce concept."
Sébastien : "D'ailleurs, ça a réussi. Ils croient vraiment avoir gagné et qu'on est des brêles."
Lucas : "Et pour la prochaine fois, ce sera très utile."
Christian : "Oh, ça va, je ne loupe pas deux duels contre le gardien, moi."
Marco : "Va fanculo, j'ai tout compris !"
Francesco : "C'est une défaite qui fait mal, mais ce n'est pas fini, il reste beaucoup de matches à gagner pour sauver la saison, il faut se ressaisir."
Sébastien : "D'autant que bientôt, l'effet Guidolin devrait se faire sentir."
Francesco : "Ecoute, toi (et les autres aussi) ! Si Deschamps était encore l'entraîneur de ce ramassis de pitres, vous seriez à la rue en championnat et éliminés des deux coupes nationales, c'est ça, ce que tu veux ?!"
Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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