Toute ressemblance avec des personnes ou faits réels n'est pas forcément fortuite

Il était une fois un club de Ligue 1 Opérateur-téléphonique-dont-on-taira-le-nom. Ce club ne possédait pas l'exposition médiatique de ses congénères parisiens et marseillais malgré ses efforts pour être ridicule. Il ne possédait pas non plus le succès du lyonnais malgré de bons résultats. Il n'avait pas non plus l'aura des camarades nantais, bordelais ou stéphanois malgré tous ses titres. Pas de journalistes, pas d'émeutes, pas de spectacle, pas de pelouse, pas d'ardent clair et pas en France, en fait, c'est comme Ajaccio mais en plus chic. Ce club existe et il le mérite. Ailleurs le tumulte médiatique et la passion footballistique ! Vade retro, prolétariat gavé de merguez-frites, saoulé de bière et pauvre comme un esprit de coureur cycliste ! Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Voici le feuilleton de l'AS Monaco.

 

Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /Août /2006 14:01

Un être s'éteint, un volcan s'éveille, disait le poète. Ceci pour signaler que se termine là ce sympathique feuilleton, sur un coup de tête, en quelque sorte, mais par une finale de Coupe du Monde, comme Zidane. Et puis, pour ce qui est de cette saison, avec déjà une défaite à Nancy et huit blessés dans l'effectif, on peut être rassuré, la vitesse de croisière est atteinte.

Merci aux lecteurs quand même.

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:42

"En attendant que je revienne (ou pas),

On est restés à quelques uns pour voir la remise de la coupe, c'est quand même joli, tout ce spectacle avec les feux d'artifice et tout. Et puis bon, quand on est spectateur de toute la Coupe du Monde, autant voir aussi la fin, sinon, on ne sera vraiment venus pour rien. Au retour des vestiaires, on n'a vu qu'on avait raté un autre spectacle, il y avait Coupet enfermé dans un casier avec des chaînes pour ne pas qu'on l'ouvre, Barthez n'arrêtait pas de répéter qu'il aura quand même réussi un rêve de tout ce mois. En plus, Barthez, sur cette compétition, on n'a rien à lui reprocher, même si sa technique consistant à montrer ses couilles au tireur n'a pas marché sur ce coup, pourtant, il l'avait une fois à Pedretti (oui, je sais, ça date) et ça avait bien réussi. On entendait d'ici Domenech hurler à Astorga que Zidane était un gros con chauve de l'intérieur de la tête et qu'il n'était pas fâché de se débarrasser des divas dépassées, il a ajouté que l'arbitre était un vendu corrompu violent tricheur truqueur dopé alcoolique et probablement ancien amateur de tuning, les italiens un peuple en trop sur Terre et les journalistes, des ratés qui font se métier car ils ne peuvent pas faire sportifs car ils sont trop nuls et qu'il en sait quelque chose. Bref, il était un peu aigri. Puis il est entré dans le vestiaire, il est tombé sur Silvestre et lui a dit : "toi, je te hais, et encore plus que Pirès, c'est pour ça que je t'ai pris, que tout le monde voit que tu es un gros nul !" Silvestre, il allait répondre mais Makelele a embrayé en disant que c'était vrai et qu'il nous avait pourri un Euro et que c'est suffisant. Dans la foulée, Thuram a dit à Sagnol que peut-être qu'il est moins doué que lui avec le ballon, mais au moins il le récupère souvent.

C'est là que Chimbonda a regretté d'avoir parlé, il a dit "dites, on est pas censé mourir ensemble ?" et Barthez lui demandé de nous montrer le chemin, mais Chimbonda s'en est bien sorti, il a haussé les épaules en disant que toute façon, il ne reviendra peut-être plus lui non plus en Equipe de France, alors ... Barthez s'est alors tourné vers Coupet en lui demandant s'il allait continuer sur le banc de l'Equipe de France, l'autre a gémi qu'il allait se plaindre à Aulas et que Thiriez irait lui faire les gros yeux mais ça n'a pas des masses fait peur à Barthez, comme menace. Govou a fait remarquer que lui, quand il joue, on gagne (et qu'en plus, quand il ne joue pas, on ne gagne pas), Gallas a répondu que c'était un des grands mystères de l'humanité, Domenech a surenchéri en disant que Jurietti gagne à chaque fois avec l'Equipe de France, avec une qualification à la clé et qu'en plus, avec lui sur le terrain, on ne prend pas de but. Thuram a rigolé et a pris la parole en pouffant : "Jurietti chez les Bleus ! Et pourquoi pas Givet, Diarra, Boumsong ou Dhorasoo, tant qu'on y est ?" mais il y a eu un gros silence, il a regardé autour de lui et s'est rendu compte que ça a beaucoup changé depuis 1998. On voulait quand même répondre (les disputes, comme les entraînements, ce sont les seuls trucs où on peut participer) mais Henry a voulu faire le guide grand sage qui porte son peuple vers la raison. Il a levé les mains comme un pasteur et déclamé "messieurs, il ne sert à rien de se perdre dans des bagarres sans intérêt, sachons faire la part des choses et voyons les véritables responsabilités". Thuram a surenchéri en reconnaissant s'être emporté et qu'on était tous coupables et tous méritants de ce beau parcours car nous ne sommes qu'un, une équipe. Sagnol a chialé, Saha répétait que c'était beau et Landreau et Gallas ont applaudi mais Henry les a interrompu : "mais non ! Je ne suis coupable de rien, moi ! Si on est allé jusqu'ici, c'est grâce à mon immense travail dans la zone offensive et mes replis efficaces, grâce à mon but contre le Brésil et le penalty que j'obtiens contre le Portugal et ce soir, car c'est moi qui fait la différence sur l'action, si on perd, je n'y suis pour rien ! Non, le vrai coupable, c'est lui !" et il a pointé Trezeguet (qui bouffait tous ses équipements depuis le retour au vestiaire, pour qu'il ne lui reste rien de ce cauchemar) du doigt. Coupet est alors sorti du casier pour crier : "oui, il a commis un crime contre l'équipe, c'est monsieur Houllier qui me l'a dit et monsieur Houllier, ce n'est pas n'importe qui, c'est celui qui a été choisi par monsieur Aulas".

Domenech a voulu calmer tout le monde en parlant du carton rouge de Zidane, mais il n'a pas réussi à être calme longtemps et s'est mis à le traiter de Portugais avec l'intelligence d'un Anglais et la mentalité d'un Italien, Zidane s'est levé pour lui flanquer un coup de boule mais Domenech, qui a fait immédiatement quatre pas en arrière de peur, a ajouté qu'en revanche, sa mère et sa soeur étaient des femmes très bien, du coup, il s'est rassis. A ce moment, Domenech a parlé plus posément (il avait la voix qui tremblait et restait sur ses appuis, prêt à prendre la fuite au cas où Zidane se précipite à nouveau sur lui), a expliqué que frapper un adversaire, d'accord, mais il faut se débrouiller pour le faire sur le meilleur et qu'il ne reprenne pas la partie. Frapper au plexus, ça peut le tuer, d'accord, mais c'est écraser une mouche avec un marteau-pilon et c'est dur à réaliser, il faut viser l'arrête nasale pour le coup de boule, et bien amplifier le mouvement avec le cou, il était en train de mimer (sur Ribéry, au point où il en est, ça ne va pas changer grand chose chez lui) comment on donne un bon coup de boule, comme Depardieu dans les Compères. Il a conclut que seuls les imbéciles donnent un coup de boule dans la poitrine, Dhorasoo est intervenu que lui aussi les donne là mais que c'est parce qu'il est trop petit pour atteindre la tête des autres mais il a vite arrêté son explication en voyant que ce n'était pas trop le moment. Sur le trajet du retour, dans le car sur la route de l'aéroport, Ribéry a voulu détendre l'atmosphère, il a chanté "chauffeur, si t'es champion", Sagnol lui a demandé de se taire ou ça allait très mal se passer pour lui, il a tenu une minute puis a crié "Paris, Paris, wir fahren nach Paris" et a gagné, il fait le trajet dans la soute de l'avion. Ça va être dur à expliquer à Finkelkraut, que celui qui voyage comme un clandestin malien, c'est un des rares blancs de l'équipe, le football, ça fait vraiment tomber les barrières culturelles.

On a revu Chirac, il nous a souhaité bonne chance pour aller jusqu'en finale et battre le Brésil, nous a dit que la France était derrière nous et qu'il se préparait pour le 12 juillet au Stade de France pour nous remettre la Coupe Jules Rimet. Il s'est juste approché de Domenech à un moment pour lui demander, en l'appelant "monsieur Hidalgo", pourquoi Cisewski n'était pas sélectionné. Après, on est allé au siège de la fédération, on a croisé tous les créanciers, les huissiers avaient pris les meubles, alors on a mangé des McDeluxe par terre avec de l'eau du robinet en guise de buffet prestige. On entendait les supporters dehors qui criaient "Trezeguet, salaud, le peuple aura ta peau", Henry a alors proposé d'aller les saluer. Zidane ne voulait pas, Thuram lui a dit de penser à l'appel de la Mère Patrie puis a enfilé immédiatement un équipement de football américain car Zidane s'énervé que l'autre parle de sa mère comme ça. Finalement, on lui a dit que s'il ne sortait pas saluer les autres, on appelait Francis Lalanne, ça l'a convaincu. On est tous donc sortis au balcon (et puis, on avait fini tout ce qu'il y avait à bouffer), j'ai salué aussi, même si personne ne savait qui j'étais (à part un type bourré qui m'a appelé David Hallyday, il faudra m'expliquer). Trezeguet restait dans le fond à pleurer, il avait honte mais Henry l'a pris par l'épaule pour le montrer au peuple, il a essayé de le jeter par-dessus le balcon, les supporters ont pris ça pour une accolade chaleureuse et ont applaudi, Escalettes a quand même pris sa main et l'a levé en criant "c'est lui, le coupable !" mais ils ont pris ça pour un soutien et ont encore plus applaudi. Finalement, on est parti quand on a vu les huissiers traîner autour de nos voitures, on sait que ça suffirait pour apurer toutes les dettes de la FFF mais d'un autre côté, ce n'est pas nous qui les avons creusés, quand même ! Escalettes nous a dit que pour les primes, on verra quand il pourra les payer mais qu'il pouvait offrir un T-shirt orange en échange mais, à part Ribéry pour en offrir à ses potes de Boulogne, on n'en a pas voulu.

A la prochaine. Le vice-champion du mooooonde."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:41

"C'est bon, Abidal m'a passé des feuilles, ça va aller, même si elles sont toutes petites et qu'elles ont une drôle d'odeur (je saurais qu'OCB, c'en est un marque pourrie, de papier).

C'est là que ça c'est gâté. D'abord, on a commencé à bien jouer et ça, ça a déstabilisé Domenech qui ne cessait de répéter que ce n'était pas normal et qu'on allait droit à la catastrophe à ce rythme. Ça a commencé avec un virus qui a fait buggé l'ischio de Vieira, Diarra a dû rentrer, il était encore plus surpris que nous. C'est vrai, on pensait plutôt à Dhorasoo, pour profiter de notre supériorité, mais comme il avait répondu à "comment vas-tu ?" par "bien, merci, et vous, coach ?" il a été puni et privé de finale (la bonne réponse, c'était "yau de poêle", mais sans joker avec appel à un ami, Jean Roucas en l'occurrence, on n'aurait jamais trouvé). On a poussé en vain, à part Henry qui engueulait à chaque fois le passeur pour ne pas savoir exploiter le talent du plus grand attaquant de la Terre et l'autre ailier, pour ne pas profiter de l'attention retenue par toute l'équipe adverse sur leur menace numéro un, deux, trois et septante (oui, Henry parle le belge, car Henry est mondial, Henry est local, Henry est la Francophonie) pour reprendre les ballons perdus, pardon, qui traînent. Bon, quand Toni a marqué, l'arbitre assistant a regardé Buffon qui faisait des grands non (il avait parié aussi sur une séance de tirs au but) avec les mains, il a fait les mêmes sur la faute sur Malouda avant. A chaque fois, l'arbitre lui a donné raison, il s'est dit qu'un joueur qui indique aussi les situations défavorables, il est forcément fair-play. Puis, les deux équipes étant claquées, ça c'est quelque peu retombé, on a juste remarqué que Zidane s'était fait mal à l'épaule, mais il a invoqué l'esprit de Tugboat, le chien de Tyler Hamilton, et ça lui a suffit pour revenir en jeu. Le seul problème, c'est que du coup, il pissait partout, il a senti le cul de Gattuso, il voulait attraper le ballon avec les dents et le ramener au passeur (du coup, Henry lui a fait plein de passes) et il parait qu'il avait la queue qui frétillait. Bref, on se retrouvait en prolongations.

Là, ce fut encore plus dur. Bon, c'est normal, c'est la finale de la Coupe du Monde, pas un 1/16e de Coupe de France contre Colmar, alors on a bien le droit d'en baver un peu sinon ça n'est pas du jeu. Déjà, Ribéry était persuadé qu'il y avait le but en or, Gallas lui a répondu que non, ça n'existait plus, comme le but en argent, mais Ribéry a alors demandé si ça voulait dire que même si on marquait, il y avait tir au but. C'est Boumsong qui s'est chargé de la réponse et là, c'était un mauvais choix de notre part. Il lui a dit (je retranscrit de mémoire) : "tu vois, c'est très simple, prenons un cas où un ensemble équipe lance une occurrence de l'évènement but contre un autre ensemble équipe, on a alors l'instanciation de la situation où la résultante du score (c'est-à-dire la différence du total des buts marqués entre les deux équipes, enfin, les ensembles équipe) détermine un avantage signalant une position préférentielle mais non déterminante, alors seulement, quand la dimension temporelle est intégralement explorée sur le segment réglementaire, on peut en conclure par la fin victorieuse de l'ensemble susdit". Après ça, Ribéry n'a pas osé posé de question, il n'a pas voulu non plus de démonstration par les segments finis et Bolzano-Weierstrass, il a juste cherché du regard quelqu'un qui pourrait lui expliquer plus clairement, on s'était tous planqués, évidemment, et il a demandé à Dhorasoo ce qu'il pensait de ce que Boumsong disait. L'autre, il a levé les yeux de son bouquin (une oeuvre inédite de Raymond Aron, intitulée Jean-Paul Sartre est-il un con ?) et lui a répondu que l'absolue vérité est indicible pour qui ne sait pas s'élever intérieurement au savoir. Résultat, Ribéry, on aurait dit qu'on lui avait inversé les yeux gauche et droite. Et forcément, quand il s'est trouvé en bonne situation, il a cru qu'il ne devait par marquer car sinon, il y avait immédiatement tirs au but alors que sinon, on jouait jusqu'à ce qu'une équipe marque un but, à la seule condition que personne n'en prenne. Bref, il a tiré à côté et a lancé ces explications à Domenech.

Du coup, il est sorti et c'est Trezeguet qui est rentré, Henry a tiré une tronche plus longue que Peter Crouch mais Domenech lui a dit qu'il attire la défense et donc, qu'il aura plus d'espace pour faire parler son talent exceptionnel. Ça l'a rassuré et il a accepté le remplacement, mais ça se voyait qu'il n'arrivait plus à courir car il avait des crampes aux deux jambes et même, en voyant Shakira dans le public, une troisième crampe. Ça c'est sûr, quand on est habitué aux anglaises ... Sagnol a centré, il a crié "tape la baballe, mon grand !" Zidane a repris instantanément du museau mais Buffon l'a arrêté, du coup, Zidane est revenu gémir vers Sagnol la queue entre les jambes mais il l'a rassuré en lui tapotant le dos en répétant que c'était un bon 10, ça. Malgré tout, ça n'a pas empêché l'incident que vous savez. On avait sorti Henry entre temps, il ne voulait pas mais comme il ne tenait plus debout, il ne pouvait pas revenir sur le terrain pour jeter Wiltord, au moins, de ce côté, on était tranquille.

Pendant ce temps, Zidane a commencé à se frotter à la jambe de Materazzi en donnant des coups de langue sur la cuisse, l'Italien, il n'a pas aimé, il lui a dit d'arrêter, si c'était un homme. Là, il y a un éclair qui a traversé la tête de Zidane, il a à nouveau senti son épaule douloureuse et s'est plaint à Domenech qui a repris son chapelet et sa poupée vaudoue tandis que Zidane regardait encore le ciel en répétant "sa mère de pute, cette épaule". Là-dessus, Materazzi lui a demandé si sa mère l'avait appelé Zinedine en écoutant la chanson d'Obispo, Zidane lui a répondu "tu me parles pas de ma mère comme ça, bâtard de ta race de fils de pute !" Materazzi a alors répliqué "et ta soeur, elle a tapé dans ses mains quand Lalanne a improvisé sur l'air de Zorro à 100% Foot ?" Ça, c'était de trop, Zidane a eu un nouvel éclair qui a traversé sa tête, il a baissé la tête, frotté deux fois son pied contre le sol et lui a foncé dessus tête baissée. En fait, pour Tugboat, c'était râpé et comme esprit animal, on n'avait qu'une vachette d'Intervilles en magasin, c'est bêta. En plus, immédiatement, Henry et Domenech ont montré à l'arbitre que c'était Trezeguet qui avait tapé mais Zidane a demandé à l'arbitre de le traire car là, il avait vachement (si j'ose dire) besoin. Dans la mêlée, Makelele a ajouté que ça, comme coup, ça n'était rien et que ça n'avait rien à voir avec une baffe sur l'arrière de la tête, ce qui est bigrement plus douloureux et dangereux. Ça n'a pas marché, on s'est retrouvé à 10 et encore, Wiltord nous faisait signe qu'il était trop crevé pour courir encore.

On s'est retrouvé aux tirs au but, Domenech est venu vers les joueurs et a commencé en nous demandant qui les tirait dans son club, Wiltord et Landreau ont été les seuls à lever la main. Pendant ce temps, Coupet est allé voir Barthez, l'autre lui a demandé qu'est-ce qu'il voulait, Coupet a répondu qu'il ne savait pas mais qu'il avait vu Kahn le faire et qu'il avait trouvé ça vachement classe. Barthez lui a alors demandé d'aller chercher des glouniers à chalarbes aux vestiaires, Coupet est parti en vitesse mais il s'est souvenu que dans les couloirs que ces mots n'existaient pas. En plus, il entendait Zidane qui parlait au néon avec la voix de Charles Pasqua "pardon, seigneur, mais c'était trop tentant, et puis, ça n'est qu'un coup de boule, il doit tendre l'omoplate droite, normalement" mais il y a une voix venue de nulle part répondre "non, don Volvico, ça n'est pas bien, pense aux enfants" et un portable branché sur Orange a surenchéri "ouais, et à mes clients aussi, tête de con, comment je vais leur vendre du saint, maintenant ?! Tu mériterais que je te colle en duo avec Desailly !" Zidane est alors parti chercher un martinet pour se frapper afin de se rependre, tandis que Coupet regardait la scène par le trou de la serrure car ça l'excitait et lui donnait des idées pour madame au retour à la maison.

Domenech avait donc son premier tireur, Wiltord, même s'il avait des crampes aux deux mollets. Trezeguet a dit qu'il voulait bien, mais que c'était très risqué vu que Buffon le connaît par coeur, Henry a alors crié que quand on est un grand, on tire et que lui l'aurait si on ne l'avait pas empêché de jouer la fin de match, Domenech l'a montré en disant "tiens, lui, il a raison" et c'était réglé. Buffon faisait des bonds bras écartés devant les buts, on avait l'impression qu'il faisait cinq mètres d'envergure, personne ne voulait y aller, alors Domenech a réuni les huit restants pour déterminer les autres. Sagnol s'est porté volontaire, il a dit que c'était moins grand, mais qu'en imaginant tout de même que le ballon était la tête de Marcel Desailly, il devrait cogner assez fort pour que ça soit inarrêtable. Domenech a regardé ceux qui restaient, il n'a pas voulu de Barthez car trop fou, de Gallas car il rate toujours l'immanquable dans un match et qu'il ne l'avait pas encore fait, Thuram parce que les miracles, ça ne peut pas arriver à chaque Coupe du Monde et Makelele à cause de mauvais souvenirs de tirs au but contre des Italiens. Restaient Diarra, Abidal et Malouda. Domenech s'est alors rappelé de Eindhoven - Lyon de l'an dernier et a désigné Diarra qui est devenu tout blanc (si, si) et demandait à chacun (il était tellement affolé qu'il me l'a même demandé) de tirer à sa place. Finalement, il a cédé son tour à Abidal contre la promesse de l'achat de quelques hectares de terres agricoles pour créer une exploitation de plante exotique. Après, les tirs au but, vous savez comment ça s'est passé, pas la peine de revenir dessus.

Va fanculo !"

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:40

"Tous et les autres,

Ça y est, c'est le grand jour, celui de la finale ! Dès le matin, on sentait de la tension, Sagnol a balancé son bol de corn-flakes sur Govou comme quoi il l'avait regardé de travers (il doit être le seul à ne pas se rendre contre qu'il louche), Barthez fumait encore plus de cigarettes que d'habitude et Zidane refusait qu'on l'embrasse ou qu'on se serve du lait après lui, comme quoi il y aurait une malédiction. Finalement, Trezeguet a levé les yeux au ciel et s'est servi en clamant que de toute façon, la malédiction, ça ne lui fera rien vu qu'il ne joue jamais. Pendant ce temps, Domenech n'arrêtait pas de répéter à Barthez de faire gaffe car la finale est à 20 H et non 21, ça a déçu Coupet qui piaffait depuis deux jours en espérant récupérer la place au finish. En plus, Duverne, il ne savait plus comment faire pour Vieira, il lui avait mis tous les produits qu'on avait les droits, une vidange du sang, il lui a même changé les poumons car les autres étaient déjà trop encrassés, mais malgré tout ça, il se demandait si, avec un tel kilométrage, il pouvait encore tenir longtemps. Il fallait aussi se démerder pour enregistrer Louis la brocante pour Thuram, on a beau lui répéter que ce sont des rediffusions, il veut tout de même le voir, comme tous les épisodes de Derrick. Au moment de partir, on a dû s'arrêter trois fois en catastrophe : Barthez avait oublié ses équipements, puis Ribéry avait oublié où il avait casé son bon profil (il a réellement fait arrêter le car pour ça, il fallait voir le regard de Domenech, il faisait du vent dans les sourcils) et enfin, on avait oublié Barthez. Là, Domenech s'est fâché contre Coupet parce qu'il venait de lui dire qu'on était tous à bord, il a dit qu'il serait tondu si on gagne, Coupet était tout apeuré, il était face à un dilemme terrible : choisir entre sa coupe de lover façon Modern Talking et son bon pognon, avec sa prime de victoire (il nous en avait parlé, il comptait faire une virée à la Halle pour la dépenser et faire un stock au cas où les prix s'envolent à cause des socialo-communistes).

L'échauffement, il était perturbé à cause de la cérémonie de clôture, quand il y a eu Shakira qui chantait, Malouda et Gallas dansaient en faisant des signes à Wiltord et Chimbonda qui trinquaient en leur santé et Ribéry était scotché en la regardant, bouche ouverte, avec des filets de bave qui coulaient. Domenech a tout de suite demandé à Govou, Diarra, Boumsong et moi de se regrouper autour de lui, histoire que personne ne le filme ainsi, ça ferait mauvais genre. En plus, Makelele a commencé à nous chambrer en disant qu'il essaierait de nous rendre un hommage en s'asseyant à nos côtés s'il marquait, dans la foulée, Landreau aussi a demandé à avoir son hommage mais Barthez lui a dit qu'il valait mieux qu'il évite d'être lobé sur sa ligne, d'autant qu'il l'a déjà fait contre la Corée. Mais dès le début du match, on est parti à fond la caisse, d'ailleurs Henry l'a vraiment fait mais il aurait mieux fait de regarder que Cannavaro était devant lui, il s'est retrouvé au sol et il répétait en hurlant "je ne sens plus ma tête !" Il avait l'impression que ça avait considérablement gonflé mais nous, on ne le voyait pas trop. A un moment, Domenech lui a demandé s'il était en état de continuer, il s'est relevé tout de suite en disant que sans lui, on n'avait aucune chance, se priver du meilleur joueur du monde (comme le prouve le titre de Mega Cool Master que lui a donné Onze Mondial sur la base d'un échantillon représentatif de 8-12 ans domiciliés aux Ulis) serait de la folie et qu'il vaudrait mieux déclarer forfait si par malheur il devait sortir car après tout, les gens sont venus voir jouer Thierry Henry, alors il faut leur donner Thierry Henry. Trezeguet a dodeliné la tête en bougeant les lèvres sans rien dire tandis que Saha se tapait la tête contre le toit du banc de touche en criant qu'il était vraiment trop con d'avoir pris ce jaune.

Mais très vite, ça allait mieux puisque Malouda a mis Materazzi dans le vent et, tout surpris de se retrouver en bonne position, a confondu le ballon et la cheville de l'Italien et s'est retrouvé bêtement par terre. Bon, Buffon a immédiatement indiqué qu'il y avait penalty car il avait parié qu'il encaisserait en tout deux buts dans la Coupe du Monde et qu'avec une défense pareille, il fallait bien qu'il s'en charge lui-même. Mais il n'est pas chien, hein, il a bien prévu la moitié de la récompense pour Zaccardo. Zidane a posé le ballon, il a regardé le ciel en disant "papa, donne moi la force d'accomplir la prophétie" et s'est élancé. Il a fait un gros dérapage, il a revu le match contre la Chine et ses yeux se sont transformés en serpentins mais heureusement, Buffon lui a crié "je suis parti à droite", ça l'a aidé, il a bloqué son pied pour placer à droite (mais pas la même droite, on a dû expliquer ça à Ribéry, on s'en est sorti en comparant Sarkozy et Bayrou, c'est à droite mais pas la même). Le ballon est parti au-dessus de la barre, Zidane a fait quelques passes magnétiques pour la rediriger du regard, ça a tapé la barre, rebondit derrière la ligne et c'est reparti en dehors. L'arbitre a demandé son avis à l'assistant qui lui a répondu d'aller demander à Frank Leboeuf car lui, il est trop con et trop hautain pour savoir alors il faut laisser faire les experts. L'arbitre avait envie de l'étrangler mais Buffon s'est précipité vers eux pour leur dire qu'elle est bien rentrée, en même temps, les nuages au-dessus du stade se sont regroupés pour écrire "il y a bien but" en français, italien, allemand, anglais, espagnol et arabe, histoire que tout le monde comprenne. Sur le banc, on était tous contents mais on n'a pas pu fêter l'ouverture du score car il fallait consoler Landreau qui se demandait pourquoi quand lui essaye (et face à Richert, en plus), ça ne marche pas.

En plus, on a tout de suite vu qu'on allait galérer sur les corners, les Italiens allaient plus haut et Ribéry parlementait avec Gallas pour qu'il lui fasse la courte échelle ou alors qu'il le mette sur ses épaules voire un ascenseur comme en rugby. Barthez et Sagnol l'ont recadré en le menaçant de rajouter des cicatrices de telle sorte que ça fasse "andouille congénitale" en coréen sur sa joue droite. C'était du bluff (ils ne lisent pas le coréen) mais ça a marché. Le pire, c'est que ce n’est pas son joueur qui a marqué, mais celui de Vieira, Materazzi. Vieira n'a pas sauté sur l'action, il est resté immobile, Boumsong a dû le taper dans le dos en maugréant que Windows, c'est moins cher donc ça fait plaisir à Escalettes, mais ça plante souvent. En plus, l'arbitre a demandé à Boumsong de retourner s'asseoir, Thuram lui a dit que ce n'était pas grave et qu'il se démerderait car ça ressemble vaguement à son Amstrad. Malgré tout, on s'est bien fait balader, mais on s'en tirait avec 1-1 à la mi-temps.

Merde, j'ai plus de papier !"

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 16:11

"Ceux qui triment déjà alors que je vais me barrer en vacances très prochainement,

 

Dès le lendemain matin du match contre les balayeurs, Domenech nous a réuni dans la buanderie. Je sais, la buanderie, ça n'est pas un bon endroit pour ce genre de choses, mais c'est de la faute de Wiltord et Gallas, ils ont voulu faire un concours de picolo-bataille corse (le jeu, c'est qu'en plus de se faire savater la main, le dernier doit boire un verre et eux, ils le font avec du rhum enflammé, on doit poser sa main à plat sur le verre pour que ça s'éteigne comme ça, on a la paume cramée et arrachée) et Ribéry est venu et tout s'est gâté, il tapait avec une batte de base-ball et a commencé à lancer son verre sur Malouda qui passait par là quand il a perdu. Après, ça a dégénéré, Abidal, Makelele et Chimbonda se sont rajoutés, on a tout brûlé, même la chambre de Govou. Du coup, Govou a dû dormir dans le lit de Duverne et on a écouté le discours de Domenech (enfin, on était au même endroit que lui pendant qu'il parlait) dans la buanderie, et encore, il était plusieurs fois interrompu par le personnel de ménage qui demandait lequel de nous a rendu des draps aussi crades (en plus, c’est bizarre, à chaque fois, Landreau se recroquevillait). Bon, Domenech a commencé par nous dire qu'une finale, ça n'est pas un match comme un autre et qu'il était bon (surtout pour lui) que ceux qui ont fait l'expérience d'une finale victorieuse se fassent connaître. J'ai levé la main en disant que j'ai pris 3-0 en Champions League mais que notre présence en finale était inespérée donc que c'était presque une victoire quand même, je me suis arrêté quand j'ai vu que tout le monde (à part Ribéry qui faisait le fantôme avec les draps et Wiltord qui les nouait pour se tirer discrètement) me regardait méchamment, j'ai voulu me rattraper en racontant la finale de la Coupe de la Ligue contre Sochaux mais j'ai bien vu que Dhorasoo rigolait.

 

Cela dit, Dhorasoo, il a mis son but de l'année, donc ce n'est pas la peine d'attendre quelque chose de décisif de lui. Henry a raconté ses victoires en Cup qui ont montré enfin au monde éberlué qu'autant de talent pouvait se trouver dans un seul corps, mais pas n'importe quel corps, celui qui fait fantasmer toutes les femmes, de France jusqu'à Alpha du Centaure. Finalement, Boumsong lui a filé une Game Boy Advance pour avoir la paix et a embrayé avec la Coupe de France 2003 puis, comme Malouda et Abidal rigolaient, il leur a demandé ce que Lyon a gagné comme coupe ces derniers temps et là, c'est parti en vrille. Les Lyonnais l'ont choppé et voulaient l'enfermer dans une machine mais, comme il ne passait pas par le hublot, ils l'ont attaché et bâillonné, et avec les draps de Thuram, ceux qui sont gâtés par la bouillotte qui fuit et les projections de tisane à la camomille. Là, Domenech, il a respiré un grand coup, ils nous a regardé puis il a voulu que les anciens de 1998 racontent leur épopée. Thuram a soupiré, Vieira était endormi la tête en arrière avec la langue pendant sur le côté en attendant sa nouvelle injection de vie et Zidane s'est levé, il nous a montré deux plaques de marbres avec les compositions des équipes, les buts et les cartons, ils nous a dit que c'était son père qui l'avait fait. Finalement, Domenech nous a congédié, sauf moi, Diarra et Saha qu'il a réquisitionné pour étendre le linge, il avait obtenu la buanderie en échange d'aide mais en fait, on est parti en vitesse quand on a vu que Ribéry avait fait des yeux dans un drap et des figures de napperon dans les autres. En plus, en sortant, on a croisé Barthez affolé, il attendait depuis plusieurs heures dans la salle de réunion dévastée et ne comprenait pas pourquoi on ne venait pas. C'est con, quand même, pour une fois qu'il avait pensé à venir !

 

Même si on est plusieurs à savoir qu'on ne jouera pas, on s'amuse bien quand même. Tiens, l'autre fois, avec Coupet, Boumsong, Ribéry, Govou et Diarra, on a fait un Monopoly dans la bibliothèque. Bon, on n'avait trouvé qu'une version allemande, alors on envoyait Govou à chaque fois pour qu'il aille demander à Sagnol de traduire mais lui, il en avait marre d'être dérangé sans arrêt pendant sa séance de tai-chi shaolin (on doit mimer la décapitation d'un ennemi avec le pied et, quand on a réussi, on mange pour de vrai le foie sanguinolent d'un agneau) alors on a dû se débrouiller seuls. En plus, Govou s'est perdu dans le château (on l'a retrouvé deux jours plus tard, il était dans les catacombes, on ne savait même pas qu'il y en avait) alors on a continué sans lui en décidant de vendre aux enchères ses propriétés mais Coupet a dit que comme il est de la même famille sportive que lui, ça lui revient de droit. Bon, on a bien voulu, mais à condition que Boumsong devienne le banquier à la place de Coupet mais l'autre n'a pas accepté, il disait que l'argent, il maîtrise mieux grâce à l'expertise de son club et à ce moment, Diarra a décidé de se privatiser et Ribéry a fusionné avec lui. Dans la foulée, j'ai refusé de payer la taxe sur le luxe (en fait, on connaît la case, mais sur le truc allemand, on ne sait pas vraiment ce que c'est) parce que mon siège social est à Monaco et donc défiscalisé, Coupet a alors demandé à Saha, qui passait par là, de faire l'arbitre mais lui a préféré récupérer le pion de Diarra qui a bien voulu lui céder ses parts dans la Nenastraße et de mettre la Falcostraße en cogestion. Ça s'est gâté quand Boumsong, après avoir tiré une carte Chance, a lu comme si c'était en français en disant que Cofidis lui accorde généreusement 100 000 Marks et avec, il a acheté le Mur de Berlin (c'est une vieille édition, en plus). Coupet a crié qu'il y avait de la triche et que, puisque c'est comme ça, il fusionne avec la banque mais j'ai répliqué par une carte Chance "vous êtes champion olympique, vous prenez autant que vous voulez dans la banque". Finalement, on a dû arrêter d'adapter le jeu quand Ribéry a décidé de construire non pas un hôtel mais une maison close et donc qu'on lui devait plus, là, on s'est dit qu'il faut revoir les règles.

 

C'est Ribéry qui a alors eu l'idée de rendre le jeu plus intéressant en repartant de zéro mais en faisant du réel qui nous est proche. Coupet voulait bien à condition de rester banquier, Saha si on ne boit pas d'alcool (il faut dire qu'il sortait d'une partie de caps avec Wiltord, Barthez et Gallas) et les autres, il faut voir. Diarra a proposé qu'on remplace les noms allemands qu'on n'arrive pas à prononcer par des trucs qui nous parlent plus, genre les pièces du château mais Boumsong a alors rétorqué qu'il faudrait qu'on ait réellement le pouvoir sur ses pièces et Ribéry a ajouté qu'on n'avait qu'à mettre notre vrai argent pour ça. Coupet a fait doublement la tête, d'abord parce qu'on n'avait plus besoin de banquier, et en plus parce qu'il allait devoir dépenser son argent, il embrassait ses billets tendrement, comme pour leur dire adieu. On a tout étiqueté les pièces, on a enlevé les cartes Chance et Caisse de communauté (de toute façon, on ne sait pas ce qu'il y a dedans) et on a remplacé les pions par des soldats de plomb qu'on a retrouvé dans une malle au grenier. J'ai alors demandé par quoi on remplaçait les maisons, finalement, on décidé que ce serait les meubles, avec des graduations (une maison = un lit, deux maisons = un lit et une télé ...) et on s'est mis à jouer. On s'amusait bien jusqu'à ce qu'à un moment, Dhorasoo entre dans la pièce pour changer de livre, il nous a regardé avec pitié, il a fait non de la tête en regardant le plafond puis a murmuré "capitalisme" d'un ton désolé. Mais bon, quand il verra que sa piaule a été achetée par Coupet et qu'il refuse d'y mettre des meubles, il fera moins le malin. Finalement, on a arrêté vers 22 heures, quand Barthez est passé pour nous demander s'il n'y avait pas un entraînement aujourd'hui car il avait oublié et est resté dans sa chambre toute la journée. Comme on n'avait pas fait gaffe non plus, on a vite tout rangé (et on s'est partagé en douce le pognon de Coupet qui grognait dès qu'il voyait Barthez) et on est parti se coucher.

 

Mais bon, on se prépare quand même pour la finale, l'air de rien. Gaël."

Par Schweinnie - Publié dans : luxecalmeetvolupte
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